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Gérald Kurdian & TRK_X, musiciens, performers et radio-artistes, étudient les arts visuels à l’École Nationale d’Arts de Paris-Cergy avant d’intégrer le programme de recherches chorégraphiques Ex.e.r.ce 07 – Centre Chorégraphique National de Montpellier, sous la direction de Mathilde Monnier et Xavier Le Roy.

Leurs concerts obliques – Royal Gala (2005), 1999 (2009), 18 Chansons (2010), My first club- song ever (2011), The Magic of Spectacular Theater (2012), La Solidité des choses (2014), TRKTV & Theory Concerts (2015-16) – sont pour eux des opportunités d’inventer des synergies entre les pratiques de la musique électronique, de la performance et du documentaire.
Ils sont régulièrement présentés dans les contextes des arts visuels (Centre Pompidou – Metz, Fondation Cartier, MAC/VAL, Lieu Unique, Plateau Frac-Idf, Centre Clark – Montréal, etc), de la musique indépendante (Centquatre, Nouveau Casino, Festival des Rockomotives, Musiques Volantes, Rock en Seine, etc) et du spectacle vivant.(Usine C – Montréal, Crossing the Line – New York, Festival des Inaccoutumés – Paris, Steirischer Herbst – Graz, WUK – Vienna, etc).

Depuis 2007, ils composent des pièces radiophoniques et collaborent entre autres avec l’Atelier de Création Radiophonique de France Culture. Dans ce cadre, ils y échangent avec des femmes prostituées – Je suis Putain (2007) – ou des danseurs contemporains – 6 mois, 1 lieu et le comportement de l’ensemble (2010) – et explorent avec eux quelques unes des perspectives de nos corps contemporains.

En 2010, ils remportent le prix Phonurgia Nova pour leur projet – Menace, Fantômes (2011) – mené avec l’auteure Caroline Masini et développent depuis lors une série de projets utilisant l’écriture de chansons comme un prétexte au témoignage et à l’échange : Nos jours, absolument, doivent-être illuminés (2011) avec le cinéaste Jean-Gabriel Périot et un groupe de détenus de la maison d’Arrêt D’Orléans, Les Îles Artificielles (2014-15) avec un groupe d’employés d’une compagnie d’assurance.

Ils composent pour des réalisateurs Héléna Villovitch – Le plus petit appartement de Paris (2014 – Collection Canal Plus) -, Louise Hervé & Chloé Maillet – The things we know (2009) -, Arnold Pasquier – Paramount (2010) – et Vincent Dieutre – Déchirés, Grave (2013) et des chorégraphes Mette Ingvartsen, Philipp Gehmacher, Eszter Salamon, Carole Perdereau et Eleanor Bauer.

Vainqueurs du prix Paris Jeunes Talents 09, et repérés par le Grand Zebrock et le FAIR 2010, leur premier album sous le nom de This is the hello monster! est sélectionné parmi les albums de l’année 2010 du quotidien Libération.
En janvier 2016, ils sortent un nouvel EP, Icosaèdre, réalisé par le musicien électronique Chapelier Fou.

Ils entament en 2016, THE VISIONARY QUEERS, un projet de recherche musicale sur les relations qu’entretiennent la musique électronique et la sexualité du point de vue de leurs rituels et des revolutions qu’ils entrainent et ce dans le cadre du post-diplôme Arts et Créations Sonore de l’ENSA à Bourges.

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MUSIC ! 

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Christophe Aslanian est un artiste-compositeur né en1985.

Il étudie à l’EESAB- site de Rennes où il suit les cours de Luc Larmor au sein du GEPS (Groupe d’Expérimentation Plastique du Sonore). Il obtient son DNSEP en 2011 en présentant un mémoire sur l’esthétique de la globalisation. Il part ensuite vivre dans différents pays (Mexique, Thaïlande, Suède) allant à la rencontre d’artistes et d’artisans – tapissier, tatoueur, forgeron- afin d’apprendre ou de collaborer avec eux.

Il vit désormais entre Stockholm où il est membre du EMS et de Fylkingen, et Bourges où il suit le post- diplôme Arts et Créations Sonores à l’ENSA.

Aurélie Pertusot (née à Nancy en 1983) est
 artiste visuelle et sonore. Elle vit et travaille à Nancy et à
 Berlin. Diplômée des Écoles Supérieures d’Art de Nancy et de Sint Lukas 
Art School à Bruxelles depuis 2007 et fondatrice du duo Les Trotteuses – Joueuses de radio-réveils avec 
Anne Moirier, elle est membre actif de l’association culturelle Werkstadt e.V à Berlin où elle a organisé le cycle de conférence mensuel « Art Clinic » en 2014 avec l’artiste-architecte Pascal Brateau. Elle collabore régulièrement avec danseurs performeurs architectes et musiciens.

« Mes pratiques visuelles et sonores se focalisent sur le caractère invisible de l’espace 
et du son et le rapport des individus avec celui-ci. Je cherche à dévoiler les aspects imperceptibles d’une réalité fragmentée en associant le dessin le son et l’espace sous différentes formes
 (installations, performances, vidéos). Les basculements d’un état vers l’autre m’intéressent :
 passages du visible à l’invisible, glissements entre dessin et surface, etc. Je développe une esthétique du presque-rien en utilisant un langage plastique minimal constitué de lignes et de formes géométriques. Mes recherches, éphémères et proches de l’action explorent notre rapport complexe au temps et prennent forme avec des matériaux pauvres et ordinaires
 comme la feuille A4, le fil, la bande adhésive ou encore l’élastique, amenant une fragilité recherchée.
Engageant mon corps dans mon travail, je cherche à rendre tangible le trait et le son et à dessiner dans le vide. La feuille, le mur, l’architecture ou le paysage sont mes supports d’intervention qui sont des invitations à une relecture du lieu. Mon point de départ
 reste cependant l’espace : un espace à appréhender par le vide et désertique décrit par Levinas, hostile aux enchantements du lieu. 
Un espace pour lui-même, sans qualité, quelconque. L’espace même qui traverse les maisons 
et les villes.
 »

Son travail a été soutenu par la DRAC Lorraine, le Conseil Général de la Moselle, l’Agence
 Culturelle de Dordogne-Périgorg et le Fachbereich Kultur Neukölln à
 Berlin et a été récemment nominé au prix André Evard pour l’art concret avec la fondation Messmer.
 Ses pièces ont été présentées en France et à l’étranger : Galerie les 3 
Ourses à Paris, Maison de la région à Strasbourg, Frac Lorraine et Centre Pompidou Metz, Porte des Allemands à Metz, Musée des
 Beaux-arts de Nancy, Musée Lorrain et Château de Lunéville en Lorraine,
 Centre d’Art Bastille à Grenoble, Komplexkarpharnaüm à Villeurbanne,
 Pumpwerk e.V à Siegburg, galeries weisser elefant, Mario Mazzoli, Leuchturm, Shillerpalais à
 Berlin, Galerie Bernsteinzimmer à Nürnberg, lab30 à Augsburg, mais aussi 
lors du 7th international FKL symposium on soundscape – Castello di
Beseno à Besenello, Ny Musikk – Kunsthall à Bergen, Artmuseum of Funen à
Odense et Kulturfabrik, à Esch-sur-Alzette, etc.

http://aureliepertusot.free.fr

www.lestrotteuses.com

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Alix Gastineau, artiste musicien plasticien, vit et travaille à Nantes. Diplômé de l’ESBA TALM site d’Angers en 2016, sa pratique oscille entre plusieurs médiums que sont l’installation, la performance, et l’écriture. Percussionniste de formation (depuis 2007), son travail tente de faire le lien entre la musique utilisée comme un moyen de communication et les bruits du langage détournés en instrument de musique. Pour valider son DNSEP, il écrit un mémoire qui s’intitule La partition : white cube et black box, dans lequel il s’attache à décrire ce que peut signifier la notion de partition dans un milieu qui n’est pas exclusivement musical.

Pour lui, il existe une forme concrète que peut prendre la musique. Une substance cachée dans son immatérialité même. Une métaphore qui s’intègre dans un volume de couleurs, d’odeurs, de goûts et de saveurs. La cuisine serait une autre manière de parler du son. Cette ligne directrice est guidée par des analogies formelles, des concepts liés à des mythes anciens, et par des activités plus contemporaines qui considèrent le repas comme un événement particulièrement sonore, tout comme le concert. Plusieurs axes de recherches sont ainsi envisagés.

 

  • Favoriser la transmission orale des connaissances.
  • La cuisine comme méditation (temps différé du travail).
  • Le charivari, ou l’engagement politique du bruit social.
  • Le terme ‘‘Bouffer’’, une dénonciation de l’animal en nous.
  • La gastronomie, outils de recherche pour un corpus de matériaux biologiques et de textures sonores.
  • Les protocoles de composition sonore extra-disciplinaire à la musique.
  • Le banquet convivial, une porte ouverte décomplexée vers la musique dite noise.

 

En intégrant le post-diplôme Art et Création Sonore de l’ENSA de Bourges, Alix Gastineau a pour objectif de tracer un historique des correspondances entre la cuisine et la musique, à travers différentes problématiques. La recette est-elle une partition de musique ? La cuisine est-elle à l’origine de la musique bruitiste avant l’industrialisation ? L’écriture culinaire est-elle de la poésie ? Peut-on parler de pulsation en cuisine ? Pourquoi au cinéma une bande son couvre les bruits de la préparation du repas ? Le bouffon parle-t-il la bouche pleine ? Le détournement d’ustensile dans la musique expérimentale apparaît-il pour cause de malnutrition ? Un homme peut-il faire de la musique avec des casseroles, sans perpétuer le stéréotype de la femme au foyer ? La cuisine événementielle est-elle l’avenir de nos soirées ?

 

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Roland Cahen

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Présentation d’un parcours

J’envisage la recherche en art comme la création de nouveaux outils conceptuels et pratiques partageables. À travers la présentation de mon parcours artistique sonore et musical, j’aimerai introduire et développer quelques outils de réflexions que j’ai participé à forger et les créations qui en portent l’empreinte.

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mercredi 9 mars 2016

Lê Quan Ninh

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© Peter Gannushkin – downtownmusic.net

Issue d’une intention musicale ou non, l’activité des sons donne une sensation de l’espace dans toutes les directions et si l’on est attentif à cette sensation, on s’aperçoit vite que l’on n’est pas au centre de nos perceptions mais sans cesse en mouvement dans l’espace même de ces perceptions. Parce qu’on dirige celles-ci vers des directions, soit volontairement, par jeu, par intérêt, par expérimentation, soit attiré par un événement sonore, l’espace perçu n’a pas de forme fixe nous permettant de nous y trouver de manière stable. N’est-on pas sans cesse déplacé dans l’espace qui à la fois se révèle et se crée ainsi ? Alors qui écoute quand on écoute ? Y a-t-il en soi un point fixe d’où part notre désir ou notre refus d’écoute, à qui parfois s’impose l’écoute, à qui l’écoute est donnée ? Quel serait ce point fixe ? Plus l’imagination se projette vers lui, plus il disparaît, plus son idée même est fugitive. L’écoute est déplacement, migration, glissement perpétuel où les directions s’évanouissent d’être sans repères. [2014]

Extrait de Improviser librement. Abécédaire d’une expérience de Lê Quan Ninh, publié aux éditions Mômeludies / CFMI de Lyon

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mardi 8 mars 2016

Philippe Langlois

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Au croisement de ses activités dans le champ de la création radiophonique, de la musique électroacoustique au cinéma et de la composition musicale, et de la pédagogie, Philippe Langlois dresse un panorama de ses travaux, et de ses réflexions sur la fonctionnalité du son et de la musique dans ses multiples liens possibles d’autres médias. Une discussion avec les participants du séminaire a suivi cette présentation.
Philippe Langlois est Docteur en musicologie, chercheur à l’IReMUS— Institut de Recherche en Musicologie— au sein de l’Observatoire Musical Français (Paris IV/Université de Paris Sorbonne), membre du comité scientifique du laboratoire Création sonore de l’Université de Montréal, et professeur d’enseignement artistique à l’Ecole Supérieure des Beaux-Arts Tours-Angers-Le Mans où il co-fonde le Master Design sonore et enseigne l’histoire et la théorie du sonore. Producteur radio à France Culture de 1999 à 2011, il coordonne de nombreuses émissions dont l’Atelier de création radiophonique, programme culte dédié à la création sonore. Il est l’auteur de l’ouvrage Les Cloches d’Atlantis, musique électroacoustique et cinéma, archéologie et histoire d’un art sonore paru aux éditions mf en juin 2012.
Aujourd’hui, il co-dirige la collection ZagZig aux éditions Dis Voir, crée des environnements sonores et des bandes son pour des films, des installations plastiques, des expositions, des performances, des productions radiophoniques. Il travaille actuellement aux côtés de Manuela Morgaine, Natacha Nisic, Frank Smith, Véronique Caye, Vivianne Perelmuter… En 2015, il reçoit le prix de la meilleure musique de films pour Loups solitaire en mode passif de Joanna Grudzinska dans le cadre du Festival La Cabina, Festival International du moyen métrage de Valencia (Espagne)

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