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Mardi 15 décembre 2015

Dinah Bird

Dinah Bird réalise des programmes radiophoniques, des créations sonores, des bandes originales de films et desinstallations. Ses récents travaux incluent : A.V.I.O.N, [2] une Installation sonore interactive pour 16 radios manivelles, 3 haut-parleurs directifs, et 1 danseuse-patineuse (avec Jean-Philippe Renoult), et Topographie Nocturne pour lequel elle a gagné le Prix Luc Ferrari 2011 (la Muse en Circuit).
En 2014 elle publie, A Box of 78s [3], une œuvre fixée sur vinyle pour le label Gruenrekorder dont une seule copie parcourt le monde actuellement.
Son travail est diffusée dans des festivals et sur des radios dans plus de 25 pays dans le monde. Elle s’est également produite au Centre Pompidou, au Palais de Tokyo à Paris. Elle conçoit pour le Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris des ateliers de création sonores en correspondance avec les expositions.

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Rémi Dury

Pratiques live, concert et performance
Rémi Dury est musicien, compositeur, inventeur du  Karlax, un instrument de musique numérique et enseignant au Conservation de musique et de danse de Bourges.

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Christophe Hauser

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Ingénieur du son et Concepteur sonore (ENSATT 1983).
Il débute sa vie professionnelle dans le théâtre : Roger Planchon, Jérôme Savary, Klaus Michael Grüber…
Parallèlement, il mène une activité d’auteur-compositeur dans la chanson jusqu’en 2006 (Warner Chappell Music).
Depuis, et toujours parallèlement à son métier d’ingénieur du son, il écrit de la musique pour le spectacle vivant et la TV (Compagnie L’épate en L’air, Des racines et des ailes, etc.)
Ancien Directeur technique du Centre National de Création Musicale « La Muse En Circuit » Paris (2000-2009). Il crée sa structure d’enregistrement mobile en 2009 FreeBaseStudio.
et Mixe ses projets dans l’ancien studio PostBillig de Luc FERRARI qu’il partage avec Brunhild FERRARI.

Coté « Création Live » comme ingénieur son, il s’illustre sur de nombreux projets complexes, et exigeants, ou des aventures inédites et inventives pour la musique, le théâtre, la danse, le cirque.
En studio, il réalise des albums avec pour priorité les genres novateurs, contemporains, jazz ou musiques du monde.

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Du 21 au 25 septembre, le groupe arrivant a découvert l’école de Bourges, ses ressources, l’équipe du Post-diplôme et aussi le conservatoire de musique et sa classe d’électroacoustique. Johana Beaussart, Julien Vadet, Benoit Villemont et Elsa Welfelé (Lucas Lelièvre non présent) ont profité de la mise en place de l’exposition de la promotion Acustica et ont pu échanger avec Yvan Etienne, l’invité de la semaine.

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Mes réalisations évoluent autour de la voix et du langage.
Je favorise l’utilisation de ma voix dans la plupart de mes projets, la cultivant dans son
entièreté, constamment en recherche de nouvelles formes de travestissement et de situation d’écoute.

L’appréciation du langage présuppose des conventions sociales, des clichés, des habitudes, certains modes de prise de parole. Une langue est aussi agitée d’émotions, de troubles, qui la complètent sans en dépendre. Je me familiarise avec ces attributs comme s’il s’agissait de porter un masque. Proche des préoccupations menées par les fondateurs de l’Encyclopédie de la Parole, mon intérêt se porte autant dans la pluralité sonore au sein des langues que dans la notion d’incarnation, du devenir autre, d’une certaine disparition de la singularité au profit du multiple, du jeu de rôle que cela engage. Je m’autorise ainsi librement le glissement des formes convenues de la langue, à des formes plus libres et imparfaites.

Je compte orienter mes recherches de cette année autour des langues inventées et notamment autour des individus susceptibles de les pratiquer, que j’aimerais rencontrer au cours du projet. J’ai consacré une partie de mes recherches durant l’écriture de mon mémoire, aux langues imaginaires, en ayant collecté un premier nombre d’exemples sonores ou écrits  à travers le cinéma, le théâtre, le web, la radio, le documentaire, la littérature, la musique etc. De cette première étape, j’ai commencé à m’interroger sur la force que représente une telle idée, de construire ses propres codes langagiers, autant sur le plan créatif, artistique que socio-politique. Puis évidemment, l’étendue vocale que cette éternelle recherche de la langue parfaite procure…

Mon projet a pour origine la question de l’être au monde, ou plutôt du faire au monde.
Ou comment la projection de la voix devient discours et communication.

Chacun articule son propre corps, sa propre voix et transforme, de manière plus ou moins consciente, des signes en sens.
Le rapport que l’homme développe avec la société est plus ou moins actif, plus ou moins volontaire. Mais c’est toujours en articulant, voix et corps, parole et gestes qu’il entretien un rapport avec l’extérieur.

Afin de faire apparaitre les outils que nous utilisons pour discourir, je travaille avec des personnes ayant une certaine innocence du langage. Des enfants ou des personnes ayant récemment appris le français.

http://lucaslelievre.free.fr