...

Nul ne peut connaître le moment exact à partir duquel l’Homme s’est mis à parler avec des cloches. Ce qui est sûre c’est que ce langage, n’a eu de cesse de se complexifier au même rythme que les sociétés. Carillon attaché à une branche d’arbre chez les Celtes, à une potence chez Pythagore, grosse cloche mise en volée par Quasimodo, cloche de beffroi tintée par un jacquemart automatique, carillon augmenté et joué par Charlemagne Palestine, spirale en change-ringing dans une Cathédrales d’Angleterre. Mais en dehors des arts, qu’est donc devenu le langage des cloches aujourd’hui ? Le poids traditionnel, autoritaire, symbolique et de savoir-faire l’aurait-il atrophié dans son carcan ? Les sirènes artificielles et les voix dans des haut-parleurs, l’auraient-ils concurrencé ? Une certaine poésie du paysage sonore s’évanouit dans l’espace.

La clé de mon ouvrage sonore est donnée dans le premier fascicule Archymie Sonore, à la planche 8 : une partition constellaire qui reflète mon désir de créer une musique météorique et sidérale.

Je parlerai aux astres par l’airain. Je congèlerai une lumière pour qu’elle produise du son, par l’épreuve mortifère du feu.

28/10/15

Airain, du latin Aes, Aeris qui veut dire l’air et le bronze.

Agios Sideros, ou les Saints de Métal, nom grec donné aux cloches dans l’antiquité. Où l’on voit que sideros veut dire métal, et a donné les mots sidérurgie et sidéral en français.

30/10/15

deux versions latines tirées de l’Harmonie Universelle de Marin Mersenne, que je propose :

Rursus aquam tangit, Temesaeaque

concrepat aera,

Et rogat ut tectis exeat umbra suis.

*

De nouveau il aborde l’eau, et de Témèse fait crépiter les airains

Puis il prie afin que des abris, l’ombre s’en aille vers les siens.

Ipsa ego quoties sonitu veneranda Tananti
Prima est authori gloria danda meo :
Namque ter & denis cum ternis millibus aeris
Obtulit haec vero dona dicata Deo.

*

Je suis là chaque fois que tonne le tout puissant fracas
Première est de mon auteur la gloire à moi octroyée :
De fait, par 3 milliers de coups d’airain, trois fois puis dix fois
Elle offrit là en vérité les dons par Dieu accordés.

04/11/15

« Nous présentons ici une analyse du livre « Über den Ursprung der von Pallas gefundenen und anderer ihr ähnlichen Eisenmassen und über einige damit in Verbindung stehende Naturerscheinungen » (De l’origine de la masse de fer trouvée par Pallas et d’autres similaires, et sur quelques phénomènes naturels en relation avec elles), publié à Riga en 1794, de Ernst Florens Friedrich Chladni (1756-1827). » extrait de https://www.bibnum.education.fr/sites/default/files/chladni-analyse.pdf

Traité d’Acoustique de Ernst Chladni : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k61977h

08/12/15

ACTUALISATION DU TABLEAU DE MERSENNE, RELATIFS AUX CLOCHES :

RAPIDE ANALYSE…

02/12/15

Thomas Campanella fondateur de la Cité du Soleil, Héliopolis.

PROPTER SION NON TACEBO Au pied du mont Sion je ne garderai le silence.

10/12/15

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15/12/15

« La gestation a besoin d ‘un milieu obscur et humide. Il faut travailler la nuit car c’est la nuit que l’esprit descend et que la lune vous envoie les puissances et les forces. Or, maintenant les cieux sont fréquemment couverts. Pourquoi ? parce que les ondes sont désormais en folie … Vous savez, les ondes n’étaient pas faites pour que les hommes jouent avec. Elles avaient un rôle : les ondes font les météores. » Entretien avec Robert Amadou et Eugène Canseliet (Frère Chevalier d’Héliopolis)

16/12/15

Le son le plus fort de l:apos:Histoire (315dB): météorite Tunguska

21/12/15

01/01/16

fresque de la Sorbonne - Pascal parle à Descartes en premier plan et derrière, Mersenne parle à S.G.D.L.

05/01/16

14/01/16

Le son c’est comme le temps, c’est comme les gens, ça s’en va, ça disparaît.

C’était un matin de juin 2011 à Besançon, sur un terrain vague, aux abords de la Rhodiaceta, cette usine de textile fermée depuis une vingtaine d’année.

C’est ce jour là pour la première fois, que je me suis équipée de l’attirail du preneur de son. Enregistreur, micro sur perche et casque sur les oreilles.

À la recherche de sons, de bruits.

Je me souviens quelle était ma surprise de percevoir tout, autour de moi, avec autant d’acuité. J’étais à l’écoute. C’était comme si je re/découvrais le monde.

Un monde beaucoup plus sensible.

Autour du terrain vague, le Doubs d’un côté, de l’autre côté une colline sur laquelle sont perchées quelques maisons, et en face l’usine en friche.

Soudain, un aboiement très distinct. Bien que je ne sache réellement orienter le micro vers ce son, j’étais sûre d’avoir entendu un chien aboyer.

La même chose s’est produite quelques secondes plus tard. Je fis le tour de moi-même, scrutant au loin…

Aucune trace de ce chien.

J’attendais à nouveau qu’il se manifeste, mais rien.

La seconde fois fût la dernière.

Ce jour là, l’aboiement qui me parvînt aux oreilles fût la seule trace, le seul indice tangible qui prouvait que ce chien était là, quelque part, autour de moi. Mais cet indice ne devînt plus qu’un souvenir, je ne l’avais pas enregistré.

Je ne l’avais pas enregistré.

Il ne restait donc rien. Rien qu’un souvenir et ce beau et vaste silence dans mes oreilles.Je suis restée là, sur ce terrain vague, avec la frustration que me procurait l’idée de ne pas avoir  récolté cette trace.

Et c’est là que tout commence…

C’est par ici

http://elsawelfele.com/

Mercredi 1er avril 2015

Thomas Baumgartner

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La conférence, qu’on peut intituler L’atelier de L’Atelier tient sur deux pieds. Le premier, sur lequel je m’appuie sans trop de courbatures depuis bientôt quatre ans, est celui de L‘Atelier du son. L’émission se tient tous les vendredis à 23 h sur France Culture. Il en est question depuis l’idée de départ (donner à entendre sur les ondes le boom du son créatif) jusqu’à son évolution plus récente, en passant par toutes les surprises des rencontres au long de ce work in progress constant. Le deuxième pied est celui de l’écriture, parallèle à la radio, et qu’on doit relier au son aussi. Je propose un post-scriptum reliant l’écriture de fiction, la recherche en son et la réflexion sur la diffusion numérique, à travers l’exemple d’un projet en cours de développement.

Thomas Baumgartner produit L’Atelier du son sur France Culture tous les vendredis soirs, où se croisent des poètes sonores, des improvisateurs libres, et d’autres manipulateurs d’ondes. Il a été conseiller de programmes au Mouv’ et a publié La Bosse du géranium (roman, éd. Hermann) et Le Goût de la radio et autres sons (anthologie, au Mercure de France). Il a cofondé en 2014 Live Magazine, « la revue vivante des histoires vraies ».

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Jeudi 12 mars 2015

Philippe Mion

Proposition de réflexion sur certains enjeux, importants musicalement, et plus généralement artistiquement, de la musique électroacoustique au sens historique hérité de la musique concrète.

De l’évidence d’un discours convaincant au risque du “n’importe quoi“, évocation des problématiques compositionnelles et d’écoute.
Nécessité pour tout compositeur d’articuler attitude spéculative et point de vue perceptif, chacun à sa façon.
Citations d’extraits d’œuvres diverses.
Commentaires analytiques.

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Philippe Mion
1956. Tournan en Brie

La rencontre de la « musique concrète » a été déterminante dans le choix de mes premières orientations de compositeur.
J’ai collaboré durant près de 12 ans aux activités du Groupe de Recherches musicales (INA- Grm) puis poursuivi un itinéraire indépendant où perdure un goût de la musique acousmatique et plus généralement une sensibilité expérimentale en musique.
Outre la composition, je me suis intéressé au métier du concert électroacoustique (régies de concerts et interprétation d’œuvres acousmatiques sur dispositifs de haut-parleurs), à la radio (producteur à Radio-France de 1979 à 1982, émissions « éveil à la musique »), beaucoup à l’enseignement (composition et analyse musicale) et plus largement à la pédagogie d’une démarche expérimentale en musique.
Titulaire du C.A. d’électroacoustique, j’enseigne la composition électroacoustique au Conservatoire de Vitry-sur-Seine et l’analyse musicale au Conservatoire Royal de Mons en Belgique.
J’ai été Pensionnaire de la Villa Médicis à Rome de 1989 à 1991.
La SACEM m’a décerné le Prix Stéphane Chapelier en 1996 et le prix de la partition pédagogique en 2002.
Mes ouvrages pour le concert, le ballet, le théâtre et, pour une moindre part, le cinéma, reflètent l’importance que j’accorde en composition au point de vue perceptif et aux émotions, et je ne conçois pas d’abstraction musicale qui ne s’en nourrirait initialement.
Parmi mes compositions, des œuvres purement acousmatiques, des œuvres « mixtes » (mélangeant de diverses manières électroacoustique et instruments),  des œuvres instrumentales ou vocales, deux opéras et plusieurs ouvrages de théâtre musical.

Œuvres éditées:
Vinyl : L’image éconduite. (INA-Grm)
CD : Confidence (Métamkine)
Soupçon-délice (INA-Grm).
Léone (Empreintes digitales)
Loulou & Pierrot-la-Lune et les drôles de sons  (Gallimard-jeunesse)
Si c’était du jour. Des jambes de femmes tout le temps. Statue. (Coll. INA-Grm)
Publications écrites:
L’envers d’une œuvre  (Buchet-Chastel)
Analyses (CD Rom, site internet et livre INA-Grm)
L.Ferrari. La grotte – F. Bayle. La langue inconnue  – B. Parmégiani. L’œil écoute.
Zanesi. Les voix de Pierre Schaeffer. Denis Smalley, Empty wessel.
Y. Parenthoën, Le tour de la France…

Mardi 10 mars 2015

Gerome Nox

Présentation du  travail et d’une séance d’écoute suivie d’une discussion avec les participants autour de celle-ci.

Fin 70’/début 80′, études aux Beaux Arts de Metz. Membre fondateur et leader du groupe industriel NOX dans les années 80/90, Gerome Nox développe aujourd’hui un travail composée de matières sonores diverses, électroniques et électroacoustiques. Gerome Nox sculpte le son, manipule bruits et  ambiances, produisant une énergie parfois violente, proche des climats agressifs, jubilatoires et oppressants des milieux urbains et industriels. Ses paysages sonores, en perpétuelle évolution, alternent entre la puissance, l’excès et un minimalisme des plus épuré.
Gerome Nox a également participé à des expositions en France et à l’étranger, collabore régulièrement avec des artistes plasticiens et chorégraphes tels que: Laure Bonicel, Eric Arnal Burtschy, Alain Declercq, Emmanuelle Huynh, Claude Lévêque, Barbara Mavro Thalassitis, Michele Murray, Pierre Petit, Martine Pisani, Alex Pou, Christian Rizzo, Didier Theron, K Toeplitz, Ultralab, etc…

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http://www.discogs.com (Nox (2), Gerome Nox, G-Nox)
http://www.lastfm.fr/music/Nox/+wiki
http://www.mortar.fr/Nox.html
http://www.riam.info/2013/09/27/gerome-nox-black-sifichi/
http://optical-sound.bandcamp.com/track/nox-badi-melting-again-the-roots-mix
http://www.blacksifichi.com/?project=blacknox