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Mardi 9 décembre 2014

Chantal Dumas

C.Dumas

En parcourant différents travaux réalisés au cours des dernières années, Chantal Dumas  aborde les thèmes qui traversent sa production soit l’espace, la relation au lieu (in situ).

On voit comment ces deux éléments contribuent à l’écriture sonore et sont soumis à une écoute attentive tout au long de la production. Il est aussi question de création radiophonique et d’installation sonore.

Chantal Dumas est une artiste sonore québécoise, son travail prend forme sous l’installation, la fiction documentaire radiophonique (Hoerspiel), la composition et le design sonore. Son travail comprend une dimension participative et se nourrit aussi de collaborations (danse, poésie, arts visuels, improvisation). Adepte du Field Recording, elle tire de la collecte de sons de son environnement la matière première pour ses productions. Elle a réalisé plus de 30 œuvres basées sur des procédés de narration sonore. Son travail s’écoute comme une déambulation à travers différents espaces : mental ou physique, architectural et urbain, naturel ou culturel.
Un autre volet de sa production touche à l’installation sonore où est mis en jeu la relation entre la mobilité, le son, l’espace et l’auditeur.
Largement diffusées sur les ondes des radios publiques (ABC, BBC, France Musique, Sveriges Radio, la RAI). Elle a reçu des commandes de la Deutschlandradio Kultur Hessischer Rundfunk (Allemagne), Kunstradio (Autriche), de Avatar (Québec) et de l’Experimental Sound Studio, Chicago. On l’a aussi entendue à l’exposition C’est arrivé près de chez vous au Musée National des Beaux-Arts de Québec et expérimenté ses installations au FIMAV. En 2011, elle a séjourné à New York au Studio du Québec (CALQ). Son travail a été récompensé en autres par le Prix Opus en musique (Québec) et les prix Bohemia et Phonurgia Nova en radio.

chantaldumas.org

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Jeudi 13 novembre 2014

Matthieu Saladin

Cage--Tudor

La production auriculaire des arts sonores, entre critique et fétichisme

Qu’elle soit qualifiée de « réduite « ,  » ouverte « ,  » profonde « ,  » immersive « , ou tout simplement  » attentive « , l’écoute est la plupart du temps, en pratique comme en théorie, thématisée sous un jour particulier au sein des musiques expérimentales et des arts sonores, invitant l’auditeur à l’expérience d’un rapport renouvelé à la perception du monde sonore. Cette intervention se propose d’aborder quelques-unes de ces différentes formes d’écoute, en considérant leurs formulations discursives comme leurs mises en pratique, et, ce faisant, l’adéquation des unes aux autres. Cette comparaison n’a cependant pas pour but de pointer les écarts, voire les possibles contradictions qui pourraient émerger entre les gestes et les mots, mais souhaite plutôt faire ressortir les enjeux de ces discours et de ces attitudes d’écoute, ce qu’ils produisent dans les pratiques, tout comme les idéologies et les croyances qui les gouvernent. Il apparaîtra que si les déplacements auxquels ces écoutes convient dans l’attention esthétique peuvent engager une position critique, ces dernières peuvent dans le même temps convier au fétichisme d’un phénomène qu’elles participent en partie à produire. Il s’agira, en dernière instance, d’interroger la relation de dépendance pouvant se faire jour entre attitude critique et approche fétichiste.

Matthieu Saladin est artiste et musicien, il vit et travaille à Paris. Sa pratique s’inscrit dans une approche conceptuelle de l’art, réfléchissant, à travers un usage récurrent du son, sur la production des espaces, l’histoire des formes et des processus de création, ainsi que sur les rapports entre art et société du point de vue économique et politique. Il est maître de conférences en arts sonores à l’université Paris 8, membre du laboratoire Arts des images et art contemporain (AI-AC) et chercheur associé à l’institut ACTE (université Paris 1 – Panthéon – Sorbonne, CNRS). Sa recherche théorique porte principalement sur les arts sonores et les musiques expérimentales. Il codirige la collection Ohcetecho aux Presses du réel, participe aux comités de rédaction des revues Volume! et Revue et Corrigée, et est directeur de rédaction de la revue de recherche TACET.

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Mercredi 12 novembre 2014

Martin Laliberté : Traitement du son en temps réel : enjeux, théorie, outilsM.Laliberténov2014.34.27

Depuis plus de 30 ans, le traitement du son en temps réel est devenu un incontournable du concert électroacoustique ou contemporain, rock, jazz… mais aussi des installations sonores, performances diverses, actions artistiques ou scéniques et même à l’opéra. Dans le cadre de ce post-diplôme, une présentation des principaux enjeux et méthodes des musique en direct, une rapide présentation des outils de références et des échanges avec les élèves apparait intéressante et nécessaire.  Les grandes familles de processus de traitement du son (écho, réverbération, compression, harmonisation, flanging, phasing, chorus, distorsions, etc). sont présentées ainsi que le logiciel Pure Data et son frère de lait Max, comme support aux expérimentations personnelles. Les questions individuelles et les échanges avec l’intervenant sont particulièrement pertinente.

Martin Laliberté est enseignant à l’Université de Paris-Est Marne-la-Vallée, Laboratoire LISAA, Equipe CCAMANIMG_0706

Les adresses :

Rémi Dury <remi.dury@dafact.com>

Gail Priest <gail@gailpriest.net>

Martin Laliberté <laliberte.martin@neuf.fr>

Matthieu Saladin <matthieu.saladin@gmail.com>

Chantal Dumas <samudchantal@yahoo.ca>

Philippe Baudouin <philosonore@gmail.com>

Thierry Balasse <thierry.balasse.inouie@gmail.com>

Kevin Mulhen <kevin.muhlen@casino-luxembourg.lu>

Elena Biserna<elenabiserna@gmail.com>

Salome Vœgelin<mail@salomevoegelin.net>

Gerome Nox <g.nox@free.fr>

Philippe Mion philippemion@wanadoo.fr

Thomas Baumgartner<thomas.baumgartner@radiofrance.com>

Rémi Dury remi.dury@dafact.com

Christophe Hauser christophehauser@yahoo.fr

Dinah Bird dinah@radio1001.org

Mario Côté cote.mario@uqam.ca

Cécile Le Talec cecile.le.talec@gmail.com

Cassagnau Pascale cassagnaupascale@yahoo.fr

Yann Leguay legoyann@gmail.com

Philippe Franck philfranck@gmail.com

Philippe Langlois langlois@esba-lemans.fr

Lê Quan Ninh contact@lequanninh.net

Roland Cahen roland.cahen@ensci.com


Victor Tsaconas


Depuis mon plus jeune âge, je suis fasciné par l’image en mouvement. J’ai commencé mon parcours académique en étudiant le cinéma pendant 3 ans avant d’entrer à l’ENSA Dijon. Pendant les 5 années d’études, mes nombreux voyages m’ont permis d’approfondir mon travail et mes recherches autour du paysage et du son.

Après obtention de mon diplôme (DNSEP) en 2013, j’ai continué d’explorer les connexions entre le son, le paysage et l’architecture.


Landscape Music est un projet que j’ai entrepris au sein du post-diplôme, dans lequel j’explore la sémiotique du soundscape à travers l’écoute prolongé et l’immersion dans un espace mental et sonore.


 Silo EP est une installation sonore réalisée en Islande au centre d’arts contemporain Verksmiðjan à Hjalteyri.

Silo EP de Victor Tsaconas sur Bandcamp


Hommage à la mauvaise graine est une installation réalisée à l’ENSA Dijon au sein de mon DNSEP en 2013
Hommage à la mauvaise graine de Victor Tsaconas sur Vimeo

https://8point0.bandcamp.com

La plupart de la musique que je crée se situe dans le cadre des musiques
improvisées, «noise» ou expérimentales.
J’explore les potentialités et la physicalité du bruit en travaillant sa texture
comme une matière malléable dans le but de sculpter des sons qui allient
finesse et puissance, pulsations et craquements.                                                                                              Volontairement, j’introduis des erreurs dans ma création et essaie d’éviter
le contrôle excessif sur mes dispositifs sonores. Je tente le plus possible de
laisser vivre les sons pour que le matériau puisse suivre sa propre voie.

Je m’occupe aussi d’un Netlabel d’archives et de créations sonores.

https://labelplus.bandcamp.com

Artiste-performeuse sonore, Morgane Roumegoux a étudié à l’ESAD (Strasbourg) au sein de l’atelier Phonon-Lab, pour obtenir ensuite son DNSEP à la Villa Arson (Nice) en 2012.
Avec l’expérience de plusieurs événements collectifs, mêlant performance
et retransmission en direct sur diverses radios, Morgane Roumegoux s’est
accaparée l’acte oral. Intéressée par l’architecture du langage, elle s’amuse à l’arpenter pour lui trouver ses failles.
D’un détail au premier abord anodin voire absurde, elle s’y attache, ne le lâche
pas, et fabule afin de faire naître une narration : ce qu’elle appelle «ses piécettes».
Imprégnée de la poésie dada et de ses fameuses manipulations et destructions de langage, l’artiste n’hésite pas à jouer de la langue : du bégaiement, au grognement, jusqu’au cri – climax final, à interpréter comme la limite du dicible, elle fait surgir du sens ou plutôt, sublime le non-sens en réponse au rationalisme ambiant.
Par une langue haletante et déstructurée, entre détournement et parodie, elle nous propose des hypothèses d’être, des échecs de communication, des fausses réponses, des absurdités… images sonore d’un court-circuit volontaire.

Performeuse à voix, elle se consacre aujourd’hui à expérimenter cette oralité au travers d’enregistrement acté-diffusés, lui permettant d’ouvrir sa pratique à des objets ou des installations sonores dont le potentiel animiste ne manque pas de pouvoir et de dérision.

Mes questionnements se tournent vers des situations, des formes, à la fois inquiétantes et familières : des situations «miroir» créant un vertige.

Miroir parce qu’elles sont le résultat d’une translation, d’une duplication, d’une ressemblance inopinée, ou simplement parce qu’elles reflètent un usage oublié, transformé.
Mon travail du son est situé dans le champ de « l’essai radiophonique ».
Je travaille sur des situations, des événements, des lieux, des temporalités, dans lesquels se trouvent a priori un « nœud », une zone grise. Par la mise en relation, au montage, d’éléments enregistrés, ceux-ci agissent à la manière d’indices venant à la fois éclairer ceux qui les précèdent, et complexifier l’ensemble.
Je situe le travail du son dans le verbe « entendre », autant dans le sens de l’entendement que de l’audition, l’écoute.
Mentale et physique, l’écoute renvoie toujours à une substantialité de réserve, une mémoire involontaire. Le son n’est pas de la matière mais est inhérent à cette dernière : il en dépend et en témoigne.
Mon projet pour cette année consiste en l’étude de l’utilisation collective du bruit, que  cela se situe dans les interactions sociales et revendicatives contemporaines, aussi bien que dans des situations « traditionnelles »,  voire imaginaires, et toujours profanes…

Page de recherches : www.archipels.org/table/vacarme

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