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Acustica – Semaine #1

Mercredi 12 novembre 2014

Martin Laliberté : Traitement du son en temps réel : enjeux, théorie, outilsM.Laliberténov2014.34.27

Depuis plus de 30 ans, le traitement du son en temps réel est devenu un incontournable du concert électroacoustique ou contemporain, rock, jazz… mais aussi des installations sonores, performances diverses, actions artistiques ou scéniques et même à l’opéra. Dans le cadre de ce post-diplôme, une présentation des principaux enjeux et méthodes des musique en direct, une rapide présentation des outils de références et des échanges avec les élèves apparait intéressante et nécessaire.  Les grandes familles de processus de traitement du son (écho, réverbération, compression, harmonisation, flanging, phasing, chorus, distorsions, etc). sont présentées ainsi que le logiciel Pure Data et son frère de lait Max, comme support aux expérimentations personnelles. Les questions individuelles et les échanges avec l’intervenant sont particulièrement pertinente.

Martin Laliberté est enseignant à l’Université de Paris-Est Marne-la-Vallée, Laboratoire LISAA, Equipe CCAMANIMG_0706

Victor Tsaconas


Victor Tsaconas


Depuis mon plus jeune âge, je suis fasciné par l’image en mouvement. J’ai commencé mon parcours académique en étudiant le cinéma pendant 3 ans avant d’entrer à l’ENSA Dijon. Pendant les 5 années d’études, mes nombreux voyages m’ont permis d’approfondir mon travail et mes recherches autour du paysage et du son.

Après obtention de mon diplôme (DNSEP) en 2013, j’ai continué d’explorer les connexions entre le son, le paysage et l’architecture.


Landscape Music est un projet que j’ai entrepris au sein du post-diplôme, dans lequel j’explore la sémiotique du soundscape à travers l’écoute prolongé et l’immersion dans un espace mental et sonore.


 Silo EP est une installation sonore réalisée en Islande au centre d’arts contemporain Verksmiðjan à Hjalteyri.

Silo EP de Victor Tsaconas sur Bandcamp


Hommage à la mauvaise graine est une installation réalisée à l’ENSA Dijon au sein de mon DNSEP en 2013
Hommage à la mauvaise graine de Victor Tsaconas sur Vimeo

Simon Deterne

https://8point0.bandcamp.com

La plupart de la musique que je crée se situe dans le cadre des musiques
improvisées, «noise» ou expérimentales.
J’explore les potentialités et la physicalité du bruit en travaillant sa texture
comme une matière malléable dans le but de sculpter des sons qui allient
finesse et puissance, pulsations et craquements.                                                                                              Volontairement, j’introduis des erreurs dans ma création et essaie d’éviter
le contrôle excessif sur mes dispositifs sonores. Je tente le plus possible de
laisser vivre les sons pour que le matériau puisse suivre sa propre voie.

Je m’occupe aussi d’un Netlabel d’archives et de créations sonores.

https://labelplus.bandcamp.com

Morgane Roumegoux

Artiste-performeuse sonore, Morgane Roumegoux a étudié à l’ESAD (Strasbourg) au sein de l’atelier Phonon-Lab, pour obtenir ensuite son DNSEP à la Villa Arson (Nice) en 2012.
Avec l’expérience de plusieurs événements collectifs, mêlant performance
et retransmission en direct sur diverses radios, Morgane Roumegoux s’est
accaparée l’acte oral. Intéressée par l’architecture du langage, elle s’amuse à l’arpenter pour lui trouver ses failles.
D’un détail au premier abord anodin voire absurde, elle s’y attache, ne le lâche
pas, et fabule afin de faire naître une narration : ce qu’elle appelle «ses piécettes».
Imprégnée de la poésie dada et de ses fameuses manipulations et destructions de langage, l’artiste n’hésite pas à jouer de la langue : du bégaiement, au grognement, jusqu’au cri – climax final, à interpréter comme la limite du dicible, elle fait surgir du sens ou plutôt, sublime le non-sens en réponse au rationalisme ambiant.
Par une langue haletante et déstructurée, entre détournement et parodie, elle nous propose des hypothèses d’être, des échecs de communication, des fausses réponses, des absurdités… images sonore d’un court-circuit volontaire.

Performeuse à voix, elle se consacre aujourd’hui à expérimenter cette oralité au travers d’enregistrement acté-diffusés, lui permettant d’ouvrir sa pratique à des objets ou des installations sonores dont le potentiel animiste ne manque pas de pouvoir et de dérision.

Marion Cros

Mes questionnements se tournent vers des situations, des formes, à la fois inquiétantes et familières : des situations «miroir» créant un vertige.

Miroir parce qu’elles sont le résultat d’une translation, d’une duplication, d’une ressemblance inopinée, ou simplement parce qu’elles reflètent un usage oublié, transformé.
Mon travail du son est situé dans le champ de « l’essai radiophonique ».
Je travaille sur des situations, des événements, des lieux, des temporalités, dans lesquels se trouvent a priori un « nœud », une zone grise. Par la mise en relation, au montage, d’éléments enregistrés, ceux-ci agissent à la manière d’indices venant à la fois éclairer ceux qui les précèdent, et complexifier l’ensemble.
Je situe le travail du son dans le verbe « entendre », autant dans le sens de l’entendement que de l’audition, l’écoute.
Mentale et physique, l’écoute renvoie toujours à une substantialité de réserve, une mémoire involontaire. Le son n’est pas de la matière mais est inhérent à cette dernière : il en dépend et en témoigne.
Mon projet pour cette année consiste en l’étude de l’utilisation collective du bruit, que  cela se situe dans les interactions sociales et revendicatives contemporaines, aussi bien que dans des situations « traditionnelles »,  voire imaginaires, et toujours profanes…

Page de recherches : www.archipels.org/table/vacarme

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Julie Michel

DNSEP Nantes, 2011 


Mon travail tourne autour de la question du langage. Je tente d’en explorer les mécanismes au moyen de différents médiums (vidéo, son, performance, typographie) et d’élaborer, au départ d’une rencontre, des dispositifs qui fabriquent des relations entre images, gestes, mots, paroles.


PROJET // BREATH SOUND

 Ce projet de création sonore prend pour point de départ le Silbo – langage sifflé actif sur l’île de la Goméra, aux Canaries – à partir duquel rendre compte des champs de réflexions et d’expériences qu’il permet d’articuler, en particulier des liens de réciprocité entre langage et territoire, entre langage et perception.

Résultat d’éruptions volcaniques, La Goméra est une des sept îles des Canaries, située près de la côte nord-ouest africaine. Son point culminant est l’Alto de Garajonay, avec une altitude de 1.487 m. La combinaison des traits géomorphologiques et du climat donne lieu à la présence de nombreux milieux écologiques. De forme circulaire, l’île est entourée de hautes falaises marines et possède un important réseau de ravins (« barrancos »).

D’une portée de 5 km, le langage sifflé est le plus ancien système de communication sonore véhiculant le langage à distance. Il est une des multiples manifestations complémentaires de la langue, au même titre que le chuchotement, la parole criée ou chantée. Mieux adapté à la propagation des sons dans des conditions extrêmes (zones montagneuses, forêts denses), il est utilisé comme source sonore à la place des vibrations des cordes vocales et permet un dialogue entre individus relativement isolés. Mobilisant la même capacité d’abstraction que le langage articulé, il permet la création de phrases non stéréotypées. Si de nombreuses populations ont développé une version sifflée de leur langue locale, peu sont encore pratiquées. Le Silbo Goméro est inscrit au patrimoine immatériel de l’humanité, il est enseigné dans les écoles de La Goméra depuis 1999.

Penser les relations entre langage et territoire à partir du Silbo pour réactiver et saisir le lien de l’homme et de l’environnement. Intensifier des «ailleurs» perceptifs qui distribuent et déplacent le mode routinier du sentir.

Penser aussi le Silbo comme objet de fabulation qui, en ce sens, engage la possibilité d’inventer et d’imaginer, donc encore, de penser. Explorer par le sonore les glissements et les potentialités propre à ce langage sifflé à travers les expériences amorcées avec les différents interlocuteurs lors de mon premier déplacement à La Goméra.

Le langage sifflé agit comme un point de connexion à partir duquel déployer les problématiques qu’engagent mon travail, à savoir penser et faire exister d’autres rapport au langage, via notamment des performances sonores, des expérimentations vocales ou un travail typographique autour de l’onomatopée. Un rapport «concret» au langage.

La dimension orale m’importe particulièrement dans la mesure où elle permet d’aborder le langage comme mode d’action et non comme seule matérialisation de la pensée. N’«apprenons notre langue sur un mode non pas mental mais corporel»? (Maurice Merleau Ponty)

La qualité orale du Silbo active un rapport immédiat au territoire. L’aborder par le sonore est une manière de rendre compte de cette immédiateté perceptuelle à l’oeuvre dans l’oralité. En ce sens aussi, le projet devra rendre sensible le territoire singulier de la Goméra, son écologie sonore singulière.

Une création radiophonique, une installation à partir d’hétérogènes, un travail de spacialisation…

http://breathsound.wix.com/julie-michel

 


 

 


Gael Moissonnier


Né en 1982 à Grenoble.
DNSEP Art 2007, ENSBA Lyon.


http://www.zerojardins.com/


J’envisage la création sonore comme une pratique dite de «  sculpture  », une immersion dans le son, en temps réel et en résonance dans un espace.

Mes recherches se focalisent sur la création de situations d’écoute et interrogent leurs modes de diffusion et de réception.

Mon projet est basé sur les phénomènes psycho-acoustiques, et questionne la relation de la conscience avec ce qui est perçu.


 

gm-synth-acustica

Flavia Lopez

Ayant comme préoccupation d’intégrer le spectateur au centre du dispositif, mon travail se met en place tel un déroulement, une promenade, rythmé par des séquences colorées et sonores. Des mesures musicales qui prennent formes par la déambulation du spectateur et de son environnement. Celui-ci est invité à se créer sa propre mélodie au gré de ses déplacements.

Mon travail plastique se base sur le rapport étroit et conflictuel entre l’oreille et l’œil. L’individu est incité à mettre en relation la vue et l’ouïe afin de comprendre la surface du son.

Le rapport au temps et à l’expérience du spectateur est très présent dans mon travail. Pour cela, je mets en place différentes compositions vibratoires de trames se juxtaposant afin de créer un rythme. Celui-ci est répétitif et s’étant sur l’ensemble du support. Ce procédé me permet de suggérer la continuité, de prétendre à une non fin, à quelque chose d’omniprésent, comme l’est le son.

toile bleu recadrée

structure fils de cuivre

orchestre Alarmes