Laborintus – Semaine #8

Semaine #8

Mercredi 4 juin, 14 h 30, Salle video

Intervention d’Arnaud Deshayes

Il y a des vitesses : celle de la lumière et celle du son. / Il y a des corps et des organes sensoriels : yeux et oreilles. / Il y a un mariage équivoque qui prend pour nom audio-visuel. / Il peut y avoir des synesthésies, parfois des synchronisations. / Il y a un champ d’exploration infini. Nous parcourrons quelques segments de ce champ de tension où viennent se croiser les sons et les images dans des rapports étranges et souvent complexes. J’évoquerai ceux dont j’ai pu faire l’expérience dans le travail et ceux que j’ai pu observer comme spectateur. Arnaud Deshayes a étudié à l’ENSA et au conservatoire de Paris-Cergy ainsi qu’au Fresnoy. Travaillant le champ cinématographique par les médias numériques (vidéo et son) et les outils analogiques (pellicule, poudre noire, objets sonores), Arnaud Deshayes s’intéresse particulièrement aux dispositifs, aux effets et à leur écriture ainsi qu’au regard documentaire.  Collabore fréquemment avec des plasticiens, d’autres cinéastes ou encore des musiciens pour lesquels il développe un travail d’écriture sonore et visuelle.  Il mène actuellement une recherche sur les effets visuels avec des anthropologues (groupe Artmap).  A travaillé comme reporter et critique littéraire à France Culture et Beaux Arts Magazine.  Fortement impliqué dans la transmission des pratiques, il a enseigné le son, la vidéo ainsi que l’histoire du cinéma, de la musique et de la littérature à l’Ecole d’art d’Avignon.  Il enseigne l’image en mouvement à l’ensa Bourges. IMG_0550

 

Laborintus – Semaine #7

Lundi 5 mai, 14 h 30, Salle d’écoute

Intervention de Daniel Teruggi

Eléments biographiques
Compositeur italien né en 1952 à La Plata (Argentine). Après des études musicales et scientifiques en Argentine, Daniel Teruggi entre dans la classe de composition électroacoustique et de recherche musicale du Conservatoire de Paris (1977). En 1983 il rejoint l’Ina-GRM comme responsable pédagogique et de la production musicale. Il est directeur du groupe depuis 1997 et directeur de la recherche et de l’expérimentation à l’Ina depuis 2001. Il compose des musiques sur support, pour petits ensembles et support, ainsi que pour instruments traités en temps réel. Le son acousmatique et l’espace sont au centre de ses préoccupations. Parmi ses œuvres citons le cycle Sphaera (1984-1989), Xatys (1988, créé par Daniel Kientzy), Syrus (1992), The shinning space (1999), Spaces of mind (2004), et le drame acousmatique Parole perdue (créé en 2009 au Festival de Radio France et Montpellier Languedoc-Roussillon).

La problématique de la conservation des musiques acousmatiques et mixtes

Les musiques électroacoustiques, acousmatiques ou mixtes, posent un problème nouveau en termes de sauvegarde; problème pas très éloigné par ailleurs des créations artistiques contemporaines. Dans ce contexte de production particulier où la technologie a une place très forte, le problème n’est pas tant d’archiver ou de garder le témoignage d’une production, mais d’être capable de restituer l’œuvre dans le temps. Ces problématiques on posé des questions fortes sur la production et sa relation avec la technologie ainsi que sur des solutions possibles qui simplifieraient le processus de conservation et restitution. IMG_0475 Mardi 6 mai, 14 h 30, Salle d’écoute

Intervention de Philippe Mion

Eléments biographiques
Philippe Mion. 1956. Tournan en Brie La rencontre de la « musique concrète » a été déterminante dans le choix de mes premières orientations de compositeur. J’ai collaboré durant près de 12 ans aux activités du Groupe de Recherches musicales (INA- Grm) puis poursuivi un itinéraire indépendant où perdure un goût de la musique acousmatique et plus généralement une sensibilité expérimentale en musique. Outre la composition, je me suis intéressé au métier du concert électroacoustique (régies de concerts et interprétation d’œuvres acousmatiques sur dispositifs de haut-parleurs), à la radio (producteur à Radio-France de 1979 à 1982, émissions « éveil à la musique »), beaucoup à l’enseignement (composition et analyse musicale) et plus largement à la pédagogie d’une démarche expérimentale en musique. Titulaire du C.A. d’électroacoustique, j’enseigne la composition électroacoustique au Conservatoire de Vitry-sur-Seine et l’analyse musicale au Conservatoire Royal de Mons en Belgique. J’ai été Pensionnaire de la Villa Médicis à Rome de 1989 à 1991. La SACEM m’a décerné le Prix Stéphane Chapelier en 1996 et le prix de la partition pédagogique en 2002. Mes ouvrages pour le concert, le ballet, le théâtre et, pour une moindre part, le cinéma, reflètent l’importance que j’accorde en composition au point de vue perceptif et aux émotions, et je ne conçois pas d’abstraction musicale qui ne s’en nourrirait initialement. Parmi mes compositions, des œuvres purement acousmatiques, des œuvres « mixtes » (mélangeant de diverses manières électroacoustique et instruments),  des œuvres instrumentales ou vocales, deux opéras et plusieurs ouvrages de théâtre musical. Œuvres éditées : Vinyl : L’image éconduite. (INA-Grm) / CD : Confidence (Métamkine) / Soupçon-délice (INA-Grm). / Léone (Empreintes digitales) / Loulou & Pierrot-la-Lune et les drôles de sons  (Gallimard-jeunesse) / Si c’était du jour. Des jambes de femmes tout le temps. Statue. (Coll. INA-Grm) Publications écrites : L’envers d’une œuvre  (Buchet-Chastel) / Analyses (CD Rom, site internet et livre INA-Grm) / L.Ferrari. La grotte – F. Bayle. La langue inconnue  – B. Parmégiani. L’œil écoute. / Zanesi. Les voix de Pierre Schaeffer. Denis Smalley, Empty wessel. / Y. Parenthoën, Le tour de la France… L’analyse perceptive et la composition. Comment analyser des œuvres musicales, radiophoniques, ou plus généralement sonores, qui ne présentent pas de partition. (L’analyse d’une partition est-elle l’analyse de l’œuvre ?) Repartant du concept Schaefferien, souvent mal compris, d’objet sonore, l’analyse perceptive peut-être envisagée comme un travail d’exploration de sa propre perception. Les outils de description et classification du sonore qu’a proposés Pierre Schaeffer (Morpho-typologie du Traité des Objets Musicaux) et les divers concepts en usage dans le milieu des musiques dites contemporaines nous permettent de mener cette exploration en dépassant une subjectivité incommunicable. / L’analyse se conçoit alors comme une enquête sur notre “point de vue d’écoute“ et une recherche à la fois exigeante, amusante et roborative d’un vocabulaire précis pour l’exprimer et le faire partager. / Le relevé graphique (distinct de la partition) comme approche et distorsion intéressantes de l’écoute. / L’analyse comme deuil d’une écoute innocente, mais aussi comme ouverture à un travail souterrain, inconscient sur la composition. Après un bref exposé général sur ces thématiques je proposerai aux étudiants des travaux pratiques oraux à partir d’éléments sonores et d’extraits d’œuvres. Je présenterai ensuite une analyse du Sanctus de la Messe à l’usage des Vieillards de Denis Dufour. IMG_0487

Laborintus – Semaine #7

Mardi 6 mai, 14 h 30, Salle d’écoute

Intervention de Philippe Mion

Eléments biographiques
Philippe Mion. 1956. Tournan en Brie La rencontre de la « musique concrète » a été déterminante dans le choix de mes premières orientations de compositeur. J’ai collaboré durant près de 12 ans aux activités du Groupe de Recherches musicales (INA- Grm) puis poursuivi un itinéraire indépendant où perdure un goût de la musique acousmatique et plus généralement une sensibilité expérimentale en musique. Outre la composition, je me suis intéressé au métier du concert électroacoustique (régies de concerts et interprétation d’œuvres acousmatiques sur dispositifs de haut-parleurs), à la radio (producteur à Radio-France de 1979 à 1982, émissions « éveil à la musique »), beaucoup à l’enseignement (composition et analyse musicale) et plus largement à la pédagogie d’une démarche expérimentale en musique. Titulaire du C.A. d’électroacoustique, j’enseigne la composition électroacoustique au Conservatoire de Vitry-sur-Seine et l’analyse musicale au Conservatoire Royal de Mons en Belgique. J’ai été Pensionnaire de la Villa Médicis à Rome de 1989 à 1991. La SACEM m’a décerné le Prix Stéphane Chapelier en 1996 et le prix de la partition pédagogique en 2002. Mes ouvrages pour le concert, le ballet, le théâtre et, pour une moindre part, le cinéma, reflètent l’importance que j’accorde en composition au point de vue perceptif et aux émotions, et je ne conçois pas d’abstraction musicale qui ne s’en nourrirait initialement. Parmi mes compositions, des œuvres purement acousmatiques, des œuvres « mixtes » (mélangeant de diverses manières électroacoustique et instruments),  des œuvres instrumentales ou vocales, deux opéras et plusieurs ouvrages de théâtre musical. Œuvres éditées : Vinyl : L’image éconduite. (INA-Grm) / CD : Confidence (Métamkine) / Soupçon-délice (INA-Grm). / Léone (Empreintes digitales) / Loulou & Pierrot-la-Lune et les drôles de sons  (Gallimard-jeunesse) / Si c’était du jour. Des jambes de femmes tout le temps. Statue. (Coll. INA-Grm) Publications écrites : L’envers d’une œuvre  (Buchet-Chastel) / Analyses (CD Rom, site internet et livre INA-Grm) / L.Ferrari. La grotte – F. Bayle. La langue inconnue  – B. Parmégiani. L’œil écoute. / Zanesi. Les voix de Pierre Schaeffer. Denis Smalley, Empty wessel. / Y. Parenthoën, Le tour de la France… L’analyse perceptive et la composition. Comment analyser des œuvres musicales, radiophoniques, ou plus généralement sonores, qui ne présentent pas de partition. (L’analyse d’une partition est-elle l’analyse de l’œuvre ?) Repartant du concept Schaefferien, souvent mal compris, d’objet sonore, l’analyse perceptive peut-être envisagée comme un travail d’exploration de sa propre perception. Les outils de description et classification du sonore qu’a proposés Pierre Schaeffer (Morpho-typologie du Traité des Objets Musicaux) et les divers concepts en usage dans le milieu des musiques dites contemporaines nous permettent de mener cette exploration en dépassant une subjectivité incommunicable. / L’analyse se conçoit alors comme une enquête sur notre “point de vue d’écoute“ et une recherche à la fois exigeante, amusante et roborative d’un vocabulaire précis pour l’exprimer et le faire partager. / Le relevé graphique (distinct de la partition) comme approche et distorsion intéressantes de l’écoute. / L’analyse comme deuil d’une écoute innocente, mais aussi comme ouverture à un travail souterrain, inconscient sur la composition. Après un bref exposé général sur ces thématiques je proposerai aux étudiants des travaux pratiques oraux à partir d’éléments sonores et d’extraits d’œuvres. Je présenterai ensuite une analyse du Sanctus de la Messe à l’usage des Vieillards de Denis Dufour. IMG_0487

Laborintus – Semaine #6

Jeudi 17 avril, 14 h 30, Salle d’écoute

Intervention d’Annette Vande Gorne

Compositrice et professeur de composition. Découvre l’acousmatique au détour d’un stage en France. Immédiatement convaincue, grâce aux œuvres de François Bayle et Pierre Henry, du caractère révolutionnaire de cet art (bouleversement de la perception, composition renouvelée par l’écriture spectromorphologique et la conduite d’écoute, importance historique du mouvement), elle s’y initie en quelques stages, entreprend la musicologie (ULB, Bruxelles) et la composition électroacoustique avec Guy Reibel et Pierre Schaeffer au Conservatoire national supérieur de Paris. Elle fonde et anime Musiques & Recherches et le studio Métamorphoses d’Orphée (Ohain, 1982), ainsi qu’un cycle de concerts et un festival acousmatique L’Espace du son (Bruxelles, 1984, annuel depuis 1994), grâce à la constitution d’un ensemble de 60 haut-parleurs, un acousmonium selon le système de projection conçu par François Bayle. Elle édite la revue d’esthétique musicale Lien et le Répertoire ÉlectrO-CD (1993, 97, 98) des œuvres électroacoustiques. Elle fonde aussi le concours de composition Métamorphoses et le concours d’interprétation spatialisée Espace du son et constitue peu à peu le seul centre belge de documentation sur cet art, accessible en ligne: www.musiques-recherches.be. Elle donne de nombreux concerts en tant qu’interprète en spatialisation des musiques acousmatiques, tant le répertoire international que les siennes. Professeur de composition électroacoustique au Conservatoire royal de Liège (1986), puis de Bruxelles (87) et de Mons (93), elle fonde une section de musique électroacoustique autonome au Conservatoire royal de Mons, intégrée au cadre européen des études supérieures depuis 2002. Elle dirige aussi depuis 1999 un stage international d’été sur la spatialisation et, depuis 1987 sur la composition électroacoustique. IMG_0387

Laborintus – Semaine #6

Génération sonore

Mercredi 16 avril, 14 h 30, Salle d’écoute

Intervention de Martin Laliberté

Compositeur né à Québec en 1963, a suivi des études supérieures de composition et de musique informatique et électroacoustique au Québec, et en Californie (Master’s de composition musicale). Après avoir travaillé à Hollywood et au Québec comme compositeur et arrangeur à la pige pour le cinéma, la scène et la télévision, il habite, compose et effectue des recherches à Paris depuis 1988. Avec des camarades, il fonde en 1990 l’association Mixture, collectif se proposant de diffuser et susciter la jeune création musicale internationale à Paris ainsi que l’usage actif des nouvelles technologies musicales. Ce travail se prolonge aussi dans le groupe de théâtre musical Fabulacoustica depuis 2002. Il termine en 1994 un doctorat sur les musiques contemporaines et les nouvelles technologies musicales à l’EHESS/IRCAM, sous la direction d’Hugues Dufourt et devient Maître de Conférences à l’Université de Bourgogne en 1995, puis à Marne-la-Vallée en 2002 où il co-fonde l’UFR des Arts et Technologies. Élu Professeur des Universités à l’Université de Paris-Est en 2006, il en dirige le Département de Cinéma, Audiovisuel, Arts Sonores et Numériques de 2006 à 2010 ainsi que l’école d’ingénieurs IMAC. Il demeure actuellement le directeur de l’équipe de recherches CCAMAN interne au LISAA EA-4120 et le responsable du Master Lettres et Arts. Son travail de recherche porte sur les mutations esthétiques présidant aux renouveaux musicaux contemporains, sur les mutations des outils de la musique et du son ainsi que sur les causes profondes des développements organologiques occidentaux. Une étude approfondie des modèles vocaux et percussif en découle. En complément, ses recherches le poussent à s’interroger sur les musiques dramatiques de tous types, de l’opéra à l’œuvre radiophonique, sur les rapports entre musique et image et sur les transferts nombreux entre les sphères musicales dites savantes et celles dites populaires. Le catalogue de ce musicien fasciné par l’incroyable fécondité du geste humain et de l’expressivité musicale comporte tant des musiques instrumentales — musique de chambre, lyrique et orchestrale que des musiques informatiques ou mixtes. La pièce pour orchestre les abandons de nos miroirs a reçu le prix de la SACEM au concours international de composition de Besançon, en septembre 1990. En 2000-2001, il est le compositeur en résidence auprès de l’Ensemble vocal féminin nivernais et obtient une Commande de l’État pour la pièce Les chants de la main gauche composée à cette occasion. Son opéra pédagogique Alba, Commande du Conservatoire à Rayonnement Régional du Val-Maubuée a été créé au printemps 2013, après plus d’une année de travail en résidence. IMG_0371  

Laborintus – Semaine #5

Jeudi 6 mars, salle d’écoute,

Intervention de Nicolas Frize

Après des études supérieures de piano, de chant et de direction chorale, il entre dans la classe de Pierre Schaeffer (CNSM/GRM), puis est assistant de John Cage à New-York (Villa médicis – Hors les murs). Il a écrit plus de 140 oeuvres, orchestrales, instrumentales, chorales, électro-acoustiques et donné plus de 400 concerts en France et à l’ étranger. Il mène depuis une trentaine d’années sa recherche musicale autour de trois champs : – les interprètes : pour un grand nombre de ses partitions, la composition use d’une double écriture : ainsi, professionnels et interprètes non musiciens se trouvent souvent réunis dans des créations nécessitant la coexistence d’une notation traditionnelle et d’une notation graphique. Citons « Concert de timbres » au Musée de l’Homme de Brême, « Concert par la racine » au Musée d’Art Moderne de Paris, « Composition française » à la Basilique de Saint-Denis… – l’instrumentation : son goût des combinaisons audacieuses le conduit à faire voisiner et communiquer instruments traditionnels, chœurs et voix, bandes magnétiques et objets détournés. La liste de ces détournements est longue… Citons « Rêves de Hotte » (jouets) au Théâtre des Champs Elysées et au studio 104 de Radio France, ”Concert de Pierres” au Festival d’Avignon, « Concert de Baisers », dans la Cour du Palais-Royal à Paris, « Le chant de la chair » à Paris, Châteauvallon, Marseille, au Japon, à Cuba et « la – concert de porcelaine » à la Manufacture de Sèvres et l’École des Beaux-Arts de Paris… – les lieux et circonstances : les lieux, inattendus ou traditionnels, vastes ou intimes, les circonstances humaines, sont souvent instigateurs de la musique qui leur est consacrée et de la forme qu’elle emprunte ; ainsi, d’années en années, les créations, bien qu’imbriquées les unes dans les autres, sont ponctuelles et uniques. Citons « Je t’aime, je meurs » pour le Festival de Saint-Denis, « Un instant » à l’Eglise Saint Pierre de Chaillot à Paris, « Auguste s’envole » ou « Les Marmottes vocales » à la Nuit Blanche 2004. Il se consacre également à la composition de commandes originales pour le théâtre, la danse, le cinéma, la radio, les expositions et beaucoup d’autres applications. Depuis 1975, Nicolas Frize dirige l’association « Les Musiques de la Boulangère » qui bénéficie de soutiens financiers divers et travaille à créer, promouvoir et diffuser la musique contemporaine, dans les lieux culturels et ceux de la vie quotidienne et du travail. Nicolas Frize s’est par ailleurs spécialisé sur les recherches et travaux autour du son, à travers un programme de mémoires sonores, un programme pédagogique sur l’écoute, l’encadrement d’une activité permanente depuis 1991 de restauration d’archives sonores, des études et recherches actions sur l’environnement sonore, le bruit et l’audition et de nombreuses participations à des colloques, séminaires et travaux collectifs sur le son en général. Nicolas Frize

Laborintus – Semaine #5

Les outils de la création sonore

Mardi 4 mars, salle d’écoute,

Intervention de Thierry Balasse

Thierry Balasse est directeur artistique et fondateur de la compagnie Inouïe. Il est musicien autodidacte et a suivi une formation initiale de technicien son. Il développe à partir de 1984 un travail personnel de création sonore et musicale au service du théâtre. En travaillant en 1989 au service de Christian Zanési puis aux côtés de Pierre Henry, il découvre enfin son univers musical : l’électroacoustique.
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Laborintus – Semaine #4

Mercredi 5 février, salle d’écoute,

Intervention d’Étienne Noiseau

L’objectif de cette intervention est de s’attarder sur la spécificité de la radio en tant que médium de création et non en tant que média, c’est-à-dire en écartant l’usage de la radio à des fins de diffusion de l’art sonore. À l’heure où la radio dite “de création” tend à migrer de plus en plus sur le web où elle se propage dans un aspect purement audio, il paraît en effet important de reconsidérer l’apport de la technique de transmission “traditionnelle” à l’art radiophonique. Nous parlerons donc du flux radiophonique, de la mise en relation d’espaces et d’individus à distance, de l’usage du direct et de l’interaction en temps réel comme autant de spécificités stimulantes de l’art radiophonique. Étienne Noiseau est un artiste, réalisateur sonore et critique radiophonique né en 1978. Ses créations ont été produites et diffusées par Radio Grenouille, France Culture, ÖRF-Kunstradio, SWR2, Deutschlandradio Kultur. Il a participé à des projets tels que l’Acsr et Silence Radio (Bruxelles), Radia, Grenouille-Euphonia (Marseille). En 2008, il a fondé Syntone, revue en ligne consacrée à l’art radiophonique. Sites web : www.beaubruit.net & www.syntone.fr Mercredi 5 et jeudi 6 février : Radio-Radio émet de 18 h à 24 h sur 105.1 FM et en streaming sur radioradio.fr

Laborintus – Semaine #4

Radiophonies

Mardi 4 février, salle d’écoute,

Intervention de Kaye Mortley : Ecritures poétiques… et le documentaire radiophonique.

« La poésie » (a dit quelqu’un – j’avais toujours cru que c’était le poète anglais W.H. Auden quoique, récemment, j’ai vu la phrase attribuée au poète américain Robert Frost) « est ce qui se perd dans la traduction ». À la radio le son se perd dans la transcription/traduction… Mais beaucoup de documentaires radiophoniques peuvent être transcrits et rester relativement intactes… Parce que tout le sens est contenu dans les paroles. Comme si le son n’avait pas son mot à dire. Ce point de vue/d’écoute ne m’a jamais beaucoup intéressée. Question (s) – Que veut dire « poétique »… surtout lorsque le terme s’applique au documentaire radiophonique, genre informatif par définition? –  Quelles sont les caractéristiques d’une écriture documentaire poétique? – Et les limites… les contraintes posées par le genre? Écoutes, déconstruction, reconstruction à partir de 2 ou 3 pièces que j’ai faites ces temps-ci… P1060062 Mercredi 5 février, salle d’écoute,

Intervention d’Étienne Noiseau

L’objectif de cette intervention est de s’attarder sur la spécificité de la radio en tant que médium de création et non en tant que média, c’est-à-dire en écartant l’usage de la radio à des fins de diffusion de l’art sonore. À l’heure où la radio dite “de création” tend à migrer de plus en plus sur le web où elle se propage dans un aspect purement audio, il paraît en effet important de reconsidérer l’apport de la technique de transmission “traditionnelle” à l’art radiophonique. Nous parlerons donc du flux radiophonique, de la mise en relation d’espaces et d’individus à distance, de l’usage du direct et de l’interaction en temps réel comme autant de spécificités stimulantes de l’art radiophonique. Étienne Noiseau est un artiste, réalisateur sonore et critique radiophonique né en 1978. Ses créations ont été produites et diffusées par Radio Grenouille, France Culture, ÖRF-Kunstradio, SWR2, Deutschlandradio Kultur. Il a participé à des projets tels que l’Acsr et Silence Radio (Bruxelles), Radia, Grenouille-Euphonia (Marseille). En 2008, il a fondé Syntone, revue en ligne consacrée à l’art radiophonique. Sites web : www.beaubruit.net & www.syntone.fr Mercredi 5 et jeudi 6 février : Radio-Radio émet de 18 h à 24 h sur 105.1 FM et en streaming sur radioradio.fr

Laborintus – Semaine #3

Mercredi 8 janvier 14 h 30

Intervention de Pascal Broccolichi

PB

Rencontre et discussion sur la question du son et ses aspects physiques. Seront notamment abordés différents exemples autour de la topographie acoustique des architectures et des objets, de l’étendue des sons dans l’espace, des occurrences entre micro et macro bruits et du silence abstrait. “…… Il existe dans le monde des phénomènes sensibles qui nous entourent mais que nous ne pouvons pas, avec nos seuls sens, avec notre seul appareillage sensorimoteur, c’est-à-dire avec notre constitution de sujet livré à lui-même, repérer. Ces états du monde qui sont là induisent ainsi une absence d’attention de l’individu percevant, une véritable anesthésie de ce dernier. Il faut donc inventer des outils pour pallier techniquement les limites objectives de la perception. Les acquis de la science deviennent, dans une telle perspective, des éléments essentiels intégrables au domaine de la recherche plastique pour ouvrir à l’inaperçu et défaire jusqu’à un certain point les limites de la sensation, les mettre à l’épreuve……” Thierry Davila, extrait d’un texte de la monographie, Pascal Broccolichi – Cartographie de l’inouï, Les presses du réel.

Éléments biographiques Les œuvres de Pascal Broccolichi donnent à écouter au spectateur des phénomènes imperceptibles, un ensemble d’ondes et de vibrations qui révèlent l’activité sismique ou électromagnétique d’un lieu précis. Adoptant une démarche proche de celle du scientifique ou du topographe, il collecte méthodiquement des sons pour tenter de constituer l’archivage d’un espace, pour en faire ressurgir, à l’aide d’un appareillage technique approprié, une mémoire enfouie, un temps aussi immédiat qu’immuable. Le lieu d’exposition devient à la fois le réceptacle de l’œuvre et sa matière première. Il réalise des sculptures-machines, à l’esthétique épurée et technologique, qui fonctionnent comme des volumes autonomes et comme le support de diffusion d’une atmosphère étrange et irréelle. Parallèlement à ces œuvres souvent monumentales, Pascal Broccolichi réalise des séries photographiques de paysages désertiques ou de symboles à la fois abstraits et familiers, dont le procédé d’enregistrement et la logique d’inventaire recoupent son intérêt pour le son. Raphaël Brunel

www.pascalbroccolichi.com