jeudi 14 janvier 2016

Pascale Cassagnau

Le son dans la création contemporaine
marclay_02-836-5 Christian Marclay , Guitar Drag, 2000 et ma note La place du son dans la création moderne et contemporaine désigne l’histoire des techniques d’enregistrement et de reproduction du son, ainsi que l’histoire des images à l’ère de leur reproductibilité, dès l’émergence du cinéma à l’orée du XX° siècle. Entendu dans toutes ses acceptions (bruit, vocalité, musique) le son désigne également la mise en question du domaine de la musique et ses limites. En outre, la mise en exergue du son accompagne une réflexion sur la porosité des espaces d’expression, sur un dialogue fécond entre des différentes disciplines artistiques pour une dé-définition de l’œuvre. Enfin, l’attention au son qualifie le régime allographique de l’art: la notation, l’enregistrement et la diffusion radiophonique ici et ailleurs, comme régime ontologique des œuvres contemporaines, qualifiant toute l’aventure esthétique du XX° siècle, et l’écoute comme acte d’énonciation. Un panorama de la création sonore contemporaine constituera le premier volet de l’intervention de Pascale Cassagnau et sera suivi  de la présentation du film Conversation secrète. Le film -dispositif Conversation secrète (1974,109’) de  Francis Ford Coppola met en exergue le son comme l’un des éléments dialogiques fondamentaux du cinéma. Le film constitue une chambre d’écho, déterminant un espace-temps spécifique, entièrement mobilisé par l’écoute. BIOGRAPHIE Pascale Cassagnau est Docteur en histoire de l’art et critique d’art, Inspectrice générale de la création et des enseignements artistiques du Ministère de la culture et de la communication (1998-2008), responsable des collections audiovisuelles et nouveaux médias au Centre national des arts plastiques /Ministère de la culture depuis 2008. Elle collabore à Art Press depuis de nombreuses années. Elle est l’auteur de textes sur Chris Burden, James Coleman, John Baldessari, Pierre Huyghe, Dominique Gonzalez Foerster, Matthieu Laurette notamment. Ses recherches portent sur les nouvelles pratiques cinématographiques, dans leur dialogue croisé avec la création contemporaine. Son essai Future Amnesia – Enquêtes sur un troisième cinéma (Ed Isthme) cartographie ces nouvelles formes filmiques, entre fiction et documentaire. Un pays supplémentaire (Ed Ecole nationale des beaux- arts de Paris) porte sur la place de la création contemporaine dans l’architecture des médias. Intempestif, Indépendant, fragile. Marguerite Duras et le cinéma d’art contemporain, est paru aux Presses du réel en 2012. Une idée du Nord, Excursions dans la création sonore contemporaine (Ed. Ecole des beaux-arts de Paris) est un essai  qui porte sur la place du son dans la création contemporaine, paru en début 2015.  Apichatpong Weerasethakul, Une théorie des objets personnels (Les Presses du réel), ainsi qu’un essai  Diagramme Monteiro, sur Joao Cesar Monteiro,  en collaboration avec Hugues Decointet, sont à paraître début 2016. _1030190
mercredi 13 janvier 2016

Cécile Le Talec

photoLeTalec Mon travail est conçu comme une aventure artistique qui explore les frontières entre le langage, la musique et l’espace. Les œuvres correspondent à des “explorations” polymorphes aux confins de la langue, du chant et du paysage. Mes explorations des langues sifflées m’ont conduite en Espagne (Iles Canaries/La Goméra), au Mexique (Etat de Oaxaca), en Chine (Province de Guizhou), explorations que jʼai poursuivies par des recherches autour des langues bourdonnées (chant dyphonique Tuva en Mongolie Russe) et enfin autour des instruments parlants (percussions Inde).
J’ai réalisé et produit des œuvres sonores et musicales autour de ces langues mélodiques qui entretiennent toutes, un rapport particulier avec la topographie du paysage dans lequel elles se parlent et sʼécoutent. Ces langues sans écriture se transmettent uniquement par voie orale. Ici, les «paroles se posent, sʼimposent»* et sʼexposent. Ces langues étrangement mélodiques constituent un véritable matériaux sonore. La parole lorsquʼelle nʼest pas intelligible et compréhensible devient un vecteur de communication non verbale… au-delà de la parole et du geste il y a la musique. Par mes rencontres avec des linguistes, des phonéticiens, des musiciens et des compositeurs, cette œuvre se nourrit du langage sifflé, bourdonné, tambouriné et construit des récits où le matériau mélodique est la matrice d’un ensemble de vidéos, sculptures, photographies, dessins, performances et pièces sonores.
Les œuvres correspondent à des “explorations” polymorphes aux confins de la langue, du chant et de lʼespace. Chaque exposition se présente comme un laboratoire où les œuvres, naissent dans les expériences entre le plastique et le mélodique, et se projettent dans les films/partitions : «prologue» 2005, « Inverse »2007, «the whispers» 2008, «arround the words» 2009, «chords cords» 2011 «echolalie» 2013. Ces images/partitions résonnent dans des instruments de musique/sculptures : de verre « Les impurs », un double instrument «alone together», une architecture caisse de résonance «salon de musique» et un tapis de fréquences «tapis symphonique». Les oiseaux vivants sont aussi convoqués dans les dispositifs et installations comme «opus 2» et génèrent leur propres mélodies dans la tapisserie sonore «panoramique polyphonique» 2013. Les ramifications du projet et les rencontres qu’ils génèrent se poursuivent, dans les dispositifs d’expositions : film et créations musicales donnent lieu à des collaborations avec des compositeurs pour la création dʼœuvres musicales originales de Leïleï Tian, pour «inverse» et «chords cords» et de Nicolas Frize pour “shitsue”. Les œuvres se présentent sous la forme de sculptures, photographies, vidéos, installations sonores et concerts/performances qui sont réalisées en regard, en écho, avec et autour de la langue… sifflée…chantée…parlée…murmurée…bourdonnée…tambourinée… _1030168
Jeudi 17 décembre 2015

Mario Côté

Situations d’écoute et le temps comme surface à partir de la musique de Morton Feldman

CoteArtiste peintre et vidéaste, Mario Côté vit et travaille à Montréal. Depuis 1994, il enseigne à l’École des arts visuels et médiatiques de l’Université du Québec à Montréal. Il est membre actif au sein du Centre de recherche en arts médiatiques Hexagram/UQAM. Il dirige les groupes de recherche : ARC_PHONO (2005-2012) et ARC_DANSE (2009-2015). Il s’intéresse, en vidéo, à la notion de « corps-danseur » et de « corps-lecteur » et à la notion de « traduction interdisciplinaire » en peinture en transposant plusieurs pièces musicales du compositeur américain Morton Feldman. Une rétrospective de son travail pictural et vidéographique portant le titre Tableau (2002) a été présentée au Musée d’art de Joliette par la commissaire indépendante Nicole Gingras. Une importante exposition, Table d’écoute (2015), se tient au Musée régional de Rimouski produite par le commissaire Patrice Loubier. Il est actuellement artiste-invité au Studio national des arts contemporains, Le Fresnoy. _1020675
Mardi 15 décembre 2015

Dinah Bird

Dinah Bird réalise des programmes radiophoniques, des créations sonores, des bandes originales de films et desinstallations. Ses récents travaux incluent : A.V.I.O.N, [2] une Installation sonore interactive pour 16 radios manivelles, 3 haut-parleurs directifs, et 1 danseuse-patineuse (avec Jean-Philippe Renoult), et Topographie Nocturne pour lequel elle a gagné le Prix Luc Ferrari 2011 (la Muse en Circuit). En 2014 elle publie, A Box of 78s [3], une œuvre fixée sur vinyle pour le label Gruenrekorder dont une seule copie parcourt le monde actuellement. Son travail est diffusée dans des festivals et sur des radios dans plus de 25 pays dans le monde. Elle s’est également produite au Centre Pompidou, au Palais de Tokyo à Paris. Elle conçoit pour le Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris des ateliers de création sonores en correspondance avec les expositions. P1020619_1020635

Rémi Dury

Pratiques live, concert et performance
Rémi Dury est musicien, compositeur, inventeur du  Karlax, un instrument de musique numérique et enseignant au Conservation de musique et de danse de Bourges.

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Christophe Hauser

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Ingénieur du son et Concepteur sonore (ENSATT 1983).
Il débute sa vie professionnelle dans le théâtre : Roger Planchon, Jérôme Savary, Klaus Michael Grüber…
Parallèlement, il mène une activité d’auteur-compositeur dans la chanson jusqu’en 2006 (Warner Chappell Music).
Depuis, et toujours parallèlement à son métier d’ingénieur du son, il écrit de la musique pour le spectacle vivant et la TV (Compagnie L’épate en L’air, Des racines et des ailes, etc.)
Ancien Directeur technique du Centre National de Création Musicale « La Muse En Circuit » Paris (2000-2009). Il crée sa structure d’enregistrement mobile en 2009 FreeBaseStudio.
et Mixe ses projets dans l’ancien studio PostBillig de Luc FERRARI qu’il partage avec Brunhild FERRARI.

Coté « Création Live » comme ingénieur son, il s’illustre sur de nombreux projets complexes, et exigeants, ou des aventures inédites et inventives pour la musique, le théâtre, la danse, le cirque.
En studio, il réalise des albums avec pour priorité les genres novateurs, contemporains, jazz ou musiques du monde.

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Du 21 au 25 septembre, le groupe arrivant a découvert l’école de Bourges, ses ressources, l’équipe du Post-diplôme et aussi le conservatoire de musique et sa classe d’électroacoustique. Johana Beaussart, Julien Vadet, Benoit Villemont et Elsa Welfelé (Lucas Lelièvre non présent) ont profité de la mise en place de l’exposition de la promotion Acustica et ont pu échanger avec Yvan Etienne, l’invité de la semaine. P1010908 IMG_0960
Mercredi 1er avril 2015

Thomas Baumgartner

soundpollution La conférence, qu’on peut intituler L’atelier de L’Atelier tient sur deux pieds. Le premier, sur lequel je m’appuie sans trop de courbatures depuis bientôt quatre ans, est celui de L‘Atelier du son. L’émission se tient tous les vendredis à 23 h sur France Culture. Il en est question depuis l’idée de départ (donner à entendre sur les ondes le boom du son créatif) jusqu’à son évolution plus récente, en passant par toutes les surprises des rencontres au long de ce work in progress constant. Le deuxième pied est celui de l’écriture, parallèle à la radio, et qu’on doit relier au son aussi. Je propose un post-scriptum reliant l’écriture de fiction, la recherche en son et la réflexion sur la diffusion numérique, à travers l’exemple d’un projet en cours de développement. Thomas Baumgartner produit L’Atelier du son sur France Culture tous les vendredis soirs, où se croisent des poètes sonores, des improvisateurs libres, et d’autres manipulateurs d’ondes. Il a été conseiller de programmes au Mouv’ et a publié La Bosse du géranium (roman, éd. Hermann) et Le Goût de la radio et autres sons (anthologie, au Mercure de France). Il a cofondé en 2014 Live Magazine, « la revue vivante des histoires vraies ». _1000286
Jeudi 12 mars 2015

Philippe Mion

Proposition de réflexion sur certains enjeux, importants musicalement, et plus généralement artistiquement, de la musique électroacoustique au sens historique hérité de la musique concrète. De l’évidence d’un discours convaincant au risque du “n’importe quoi“, évocation des problématiques compositionnelles et d’écoute. Nécessité pour tout compositeur d’articuler attitude spéculative et point de vue perceptif, chacun à sa façon. Citations d’extraits d’œuvres diverses. Commentaires analytiques. Mion1Mion2 Philippe Mion 1956. Tournan en Brie La rencontre de la « musique concrète » a été déterminante dans le choix de mes premières orientations de compositeur. J’ai collaboré durant près de 12 ans aux activités du Groupe de Recherches musicales (INA- Grm) puis poursuivi un itinéraire indépendant où perdure un goût de la musique acousmatique et plus généralement une sensibilité expérimentale en musique. Outre la composition, je me suis intéressé au métier du concert électroacoustique (régies de concerts et interprétation d’œuvres acousmatiques sur dispositifs de haut-parleurs), à la radio (producteur à Radio-France de 1979 à 1982, émissions « éveil à la musique »), beaucoup à l’enseignement (composition et analyse musicale) et plus largement à la pédagogie d’une démarche expérimentale en musique. Titulaire du C.A. d’électroacoustique, j’enseigne la composition électroacoustique au Conservatoire de Vitry-sur-Seine et l’analyse musicale au Conservatoire Royal de Mons en Belgique. J’ai été Pensionnaire de la Villa Médicis à Rome de 1989 à 1991. La SACEM m’a décerné le Prix Stéphane Chapelier en 1996 et le prix de la partition pédagogique en 2002. Mes ouvrages pour le concert, le ballet, le théâtre et, pour une moindre part, le cinéma, reflètent l’importance que j’accorde en composition au point de vue perceptif et aux émotions, et je ne conçois pas d’abstraction musicale qui ne s’en nourrirait initialement. Parmi mes compositions, des œuvres purement acousmatiques, des œuvres « mixtes » (mélangeant de diverses manières électroacoustique et instruments),  des œuvres instrumentales ou vocales, deux opéras et plusieurs ouvrages de théâtre musical. Œuvres éditées: Vinyl : L’image éconduite. (INA-Grm) CD : Confidence (Métamkine) Soupçon-délice (INA-Grm). Léone (Empreintes digitales) Loulou & Pierrot-la-Lune et les drôles de sons  (Gallimard-jeunesse) Si c’était du jour. Des jambes de femmes tout le temps. Statue. (Coll. INA-Grm) Publications écrites: L’envers d’une œuvre  (Buchet-Chastel) Analyses (CD Rom, site internet et livre INA-Grm) L.Ferrari. La grotte – F. Bayle. La langue inconnue  – B. Parmégiani. L’œil écoute. Zanesi. Les voix de Pierre Schaeffer. Denis Smalley, Empty wessel. Y. Parenthoën, Le tour de la France…
Mardi 10 mars 2015

Gerome Nox

Présentation du  travail et d’une séance d’écoute suivie d’une discussion avec les participants autour de celle-ci. Fin 70’/début 80′, études aux Beaux Arts de Metz. Membre fondateur et leader du groupe industriel NOX dans les années 80/90, Gerome Nox développe aujourd’hui un travail composée de matières sonores diverses, électroniques et électroacoustiques. Gerome Nox sculpte le son, manipule bruits et  ambiances, produisant une énergie parfois violente, proche des climats agressifs, jubilatoires et oppressants des milieux urbains et industriels. Ses paysages sonores, en perpétuelle évolution, alternent entre la puissance, l’excès et un minimalisme des plus épuré. Gerome Nox a également participé à des expositions en France et à l’étranger, collabore régulièrement avec des artistes plasticiens et chorégraphes tels que: Laure Bonicel, Eric Arnal Burtschy, Alain Declercq, Emmanuelle Huynh, Claude Lévêque, Barbara Mavro Thalassitis, Michele Murray, Pierre Petit, Martine Pisani, Alex Pou, Christian Rizzo, Didier Theron, K Toeplitz, Ultralab, etc… Nox1Nox http://www.discogs.com (Nox (2), Gerome Nox, G-Nox) http://www.lastfm.fr/music/Nox/+wiki http://www.mortar.fr/Nox.html http://www.riam.info/2013/09/27/gerome-nox-black-sifichi/ http://optical-sound.bandcamp.com/track/nox-badi-melting-again-the-roots-mix http://www.blacksifichi.com/?project=blacknox