...

\ »Les performances et les installations de Sarah Vigier procèdent par rapprochements formels, glissements sémantiques, coïncidences heureuses ou forcées, où l’artiste fait feu de tout bois… et jette de l’huile dessus. Le génie étant une notion morte et enterrée depuis des temps forts anciens, l’inspiration créatrice tire ici tous les profits des interprétations confuses, des syncrétismes déviants et de la dégénérescence des savoirs, tels qu’on les trouve à l’état pur sur Wikipédia ; elle se repait de piètres jeux de mots, tels que les pratique son groupe de « pop approximative » Bazar Laqué, pour faire sortir de son chaudron, par une incantation dyslexique (« entre fiel et merde »), de nouvelles cosmogonies.\ »

Julie Portier

oh

Elements de la performance \ »l'Ere de rien\ », Performance au Nadir, à Bourges dans le cadre de 

15 minutes 

Avec

J-LO

et sa caverne de Platon

Obsolescence programmée

Casse ton portable avec un pieu en bois fumé

Pour réveiller la douceur des jours heureux

Sinon

Notre thème de typo et de mise en page s'appelle \ »Hélium\ »

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EN CE MOMENT JE TRAVAILLE SUR L ASMR UNE SEANCE AVEC DE LA TISANE pour le Printemps de Bourges du 15 au 20 avril 2019, UN ENDROIT POUR MENER LES FESTIVALIERS A UN SOMMEIL EVEILLE PROFOND LOURD, A SE REPOSER.

Je travaille aussi sur une pièce sonore radiophonique, qui tire une analogie étriquée entre l\’époque médiévale, la vie de Jacques Coeur et notre quotidien.

Puis, sur une performance en multiphonie, qui aura lieu à l\’hotel lallemant, avec des tambours chamaniques vibratoires, en collaboration avec une chamane.

Après avoir eu une carrière pendant plusieurs années comme graphiste en Corée, elle est venue en France en 2007 et a suivi des études aux beaux arts de Bourges.
Pendant ses études, son travail consiste principalement à créer différentes variations de supports à partir de différents médias comme le dessin, la vidéo, la photographie et le son.
A la fin de ses études aux beaux-arts, son travail sonore l\’emmène à découvrir la musique au conservatoire de Bourges et lui permet d\’approfondir le piano et d\’apprendre plusieurs styles musicaux (le jazz, la musique baroque et la musique de la renaissance..) Egalement elle a suivi le cursus de composition.
Dans son parcours d’études, des Beaux arts jusqu’au Conservatoire, ses projets étaient le résultat de l’assemblage d’éléments issus de l’intime et du banal avec 
des images ou le son. Autour de ces notions, un nouvel espace imaginaire se crée, toujours différent pour questionner le sujet qui s’intéresse : la variation.
Elle communique une certaine légèreté, une facilité à travers ses productions et de faire en sorte qu’elles soient accessibles à tous.

Je suis venue aux beaux-arts après m’être intéressée aux arts de la scène et au spectacle vivant, le théâtre, la danse, la chanson; j’ai cherché à m’exprimer par le corps dans toutes ses potentialités , la voix, le langage, la danse, le geste. Mes films sont dans cette continuité. J’ai souvent l’impression de faire des films comme un metteur en scène, le cadre de scène se substituant au cadre de la caméra. Mon goût pour le spectacle, la théâtralité, l’artifice infusent ma manière de filmer. J\’aime la générosité de ce vocabulaire, son emphase.
Je m\’inspire des comédies musicales, genres hybrides et populaires. Je puise dans les formes mineures, la chanson, les comptines, la mode. Je préfère les petites poésies insidieuses aux romans fleuves. Mes images ont quelque chose de la mie de pain. Je cherche le substantiel, un langage simple, des symboliques qui sont des référents communs.
Je tourne majoritairement en studio, je me coupe du réel, parce qu’il me semble plus facilement regardable, visible, critiquable aussi. Les corps seuls dans  la lumière artificielle, et les situations sont décontextualisés, quelques accessoires seulement pour signifier.
Je puise autour de moi des situations vécues ou racontées, qui m’ont marquée, des paroles et des images parce qu’elles mettent en tension la difficulté du vivre ensemble, des échanges, de l’amour, de la différence culturelle, une poésie quotidienne grinçante.
Je raconte l’autre, les rapports humains, leur complexité, leur violence parfois notamment la violence sociale. La réalité crue trouve à émerger dans un langage vivant, festif, heureux, coloré, mystérieux. Ce décalage m’intéresse. Mes films peuvent basculer à tout moment dans un registre tragique ou une drôlerie. Ils sont sur un fil. Il y a du drame parce qu\’il y a de la légèreté. J\’aime jouer ; Avec l’image, avec les mots, avec les acteurs, avec les conventions. La dérision possède l’élégance de rire encore quand on n’a rien. Le rire est politique.
La communauté est au cœur de mon travail artistique. Elle s’invente dans et par le film. Mes rencontres font partie du processus mais elles sont en soi une finalité. L’art est une ouverture sur l’autre. Inventer un groupe, fédérer, c’est ma manière de faire « politiquement des films ». Je m’attache à redonner de l’humanité. Je choisis mes acteurs pour ce qu’ils sont. Souvent amateurs ou inexpérimentés, ils m’intéressent en tant qu’individu. Leur humour, leur présence, leur fragilité. Je souhaite les laisser transparaître derrière le rôle, je fais presque des portraits. Le film est un endroit d\’expression de cette vitalité, de ces singularités, une aventure humaine.

Air ambiant : support vital d'écoute
Il se respire comme premier instrument du monde
Inspiration / Expiration
Immigration / Emmigration
Méditation libre de circulation des sons
 
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Le sonore étire le diaphragme
Se combuste dans les poumons
Remplit les mesures du coeur
Température, hygrométrie régulent les fluxs
Et ni le nez ni la bouche ne sont une douane :
La qualité des sons dépend de la qualité de l'air
 
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Ecouter c'est respirer
Faire corps avec
La mécanique pulmonaire influe sur nos perceptions
Respirer c'est préciser la clairaudience
Installer une résonnance qui
recycle la vie audiophonique des territoires captés
 
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Les prochains sons du monde sortent par le nez
Se dispersent dans le vent qui s'entend quand
La terre tourne trop vite
Tout mouvement se souffle

FANNY PRATT
1991, Poitiers
instagram
; bc

  1. (biblio)

    José Ortega Y Gasset
    Méditation sur la technique
    Jan Kovac
    Fatal Beauty
    Alessandra Ponte
    Desert Testing
    Albert Speer
    (théorie de la valeur des ruines)
    Ben Rich
    Skunk Works

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\"\"

B2 STEALTH BOMBER

Primary function : multi-role heavy bomber
Contractor : Northrop Grumman Corp. and Contractor Team : Boeing Military Airplanes Co., Hughes Radar Systems Group, General Electric Aircraft Engine Group and Vought Aircraft Industries, Inc.
Power plant : four General Electric F118-GE-100 engines
Thrust : 17,300 pounds each engine
Wingspan : 172 feet (52.12 meters)
Length : 69 feet (20.9 meters)
Height : 17 feet (5.1 meters)
Weight : 160,000 pounds (72,575 kilograms)
Maximum takeoff weight : 336,500 pounds (152,634 kilograms)
Fuel capacity : 167,000 pounds (75750 kilograms)
Payload : 40,000 pounds (18,144 kilograms)
Speed : high subsonic
Range : intercontinental
Ceiling : 50,000 feet (15,240 meters)
Armament : conventional or nuclear weapons
Crew : two pilots
Unit cost : Approximately $1.157 billion (fiscal 1998 constant dollars)
Initial operating capability : April 1997
Inventory : active force : 20 (1 test); ANG : 0; Reserve : 0

\"\"HORTEN HO 229
Reimar & Walter Horten; Gothaer Waggonfabrik

3×1000 requirement; namely to carry 1,000 kilograms (2,200 lb) of bombs a distance of 1,000 kilometres (620 mi) with a speed of 1,000 kilometres per hour (620 mph). Only jets could provide the speed, but these were extremely fuel-hungry, so considerable effort had to be made to meet the range requirement. Based on a flying wing, the Ho 229 lacked all extraneous control surfaces to lower drag. It was the only design to come even close to the 3×1000 requirements

wings were made from two thin, carbon-impregnated plywood panels glued together with a charcoal and sawdust mixture

\"\"Nostradamus; OHT Radar
Dreux-Louvilliers

\"\"HWU Transmission Antennas
Rosnay

«HERE IS MY CONCERN. IT'S LIKE HELL IS BEING ENLARGED, & THAT WITHOUT MEASURE. »

\"\"
Wink Sink
Winkler County, TX

\"\"Spindletop
Beaumont, TX

\"\"\"\"\"\"Mid-Continent Oil Producing Area
Permian Basin

\"\"

Ruin value (German: Ruinenwert) is the concept that a building be designed such that if it eventually collapsed, it would leave behind aesthetically pleasing ruins that would last far longer without any maintenance at all. The idea was pioneered by Albert Speer while planning for the 1936 Summer Olympics and published as \ »The Theory of Ruin Value\ » (Die Ruinenwerttheorie). The intention did not stretch only to the eventual collapse of the buildings, but rather assumed such buildings were inherently better designed and more imposing during their period of use.

Photo : Teufelsberg, 1972.
Dr. Karl-Heinz Hochhaus

\ »L'événement s'appelle Midi Circus : une tentative ambitieuse, de la part des promoteurs londoniens de Megadog, pour que la dance music fonctionne sur scène, dans un contexte live. Il ne fait aucun doute que de longues et éprouvantes heures ont été consacrées à la mise en scène et à la décoration : l'endroit est saturé de lumière. Les groupes à l'affiche – The Orb, Orbital, Aphex Twin – comptent parmi les plus importants de ce style, dans lequel fusionnent techno et psychédélisme, et qui gagne aujourd'hui des domaines autrefois exclusivement associés au rock, comme les festivals et autres évenements publics de grande envergure. Et c'est donc ici que se niche cette sous-culture millénariste techno-primitive, à mi-chemin entre bruit électronique et culte païen de la terre.\ »

John Savage, Machine Soul

Ce texte est paru pour la première fois dans The Village Voice, à l'été 1993.

\ »This event is called Midi Circus : an ambitious attempt by the London promoters Megadog to make dance music performance work. It's obvious from the lightness of the atmosphere that time and energy have been spent on the staging. The acts selected –the Orb, Orbital, the Aphex Twin– are the most interesting working in the techno/psych crossover that has moved into areas formerly associated with rock: large public events, raves, festivals. It's here you will find the millenarian subculture of techno primitives, half in electronic noise, half in earth-centered paganism.\ »

John Savage, Machine Soul

Le récit qu'offre l'histoire de la musique électronique depuis l'aire de l'électricité est un outil d'exploration sensible du monde qui nous entoure. L'aire électrique au tournant des année 80 se numérise. On entre dans l'ère des \ »ordinateurs personnels\ », du pré-internet, le village global est en marche… Du langage midi au DX7 on assiste à la démocratisation des moyens de productions musicaux avec l'avènement du home studio. Dans ce contexte bien particulier, une musique révolutionnaire apparait aux États-Unis pour s'émanciper en Europe ; la techno. 

Influencée par divers courants, de la techno à la musique expérimentale, en passant par les bandes-sonores cinématographiques, sur scène et en studio, j'explore ces registres dans une configuration éclectique : machines, instruments électroniques interconnectés, instruments traditionnels et acoustiques.

  • L’histoire des musiques électroniques 
  • Les supports de diffusion du son
  • Esthétique visuelle du mouvement house et techno (affiche, flyer, label indépendant…) 
  • Le futur, l’espace, la technologie  
  • L\’Afro-futurisme
  • Architecture, dispositif et immersion sonore
  • Le club : Espace de l’expérience et espace social

Ma recherche musicale et sonore a pour point d’orgue le questionnement des pratiques musicales électroniques à celles des arts visuels.

Les formats de créations vont de l’installation plastique à la recherche documentaire, en passant par la peinture contemporaine, le documentaire audio, la production sonore et la performance musicale.

https://soundcloud.com/midi_circus

http://gaellescali.com

Bibliographie : 

Der Klang, Der Familie – Felix Denk & Sven Von Thülen

Les Fous du Son – Laurent de Wilde

Machine Soul –  John Savage

Techno Rebels : The Renegades of electronic Funk – Dan Sicko

G A R A M C H O I . C O M              

GARAM CHOI

n’hesitez pas à visiter : ῠ ou 🎶 ou 📷

Je vous partage ce que j’ai noté sur mon telephone depuis mon arrivée à bourges. (mise a jour 21/01/2019)

martin laliberté compositeur
philiph mion compositeur
les netocrates
zoo peter greenway
Concert : « 70 ans de la musique concrete, 60 ans du GRM »
walter machetti
marian zazeela
teorema pasolini
www.shanamoulton.info
abel larat
ugo mulas verifications
touch of sin
la ville morte lyon
embobineuse
lyl radio
ca film 1990
to rococo rot

Le commissaire-priseur et le prétexte de l’art


mirror mask original
rock my religion

Disnovation artistique et obsolescente consumériste


minia mania bandcamp
planète gougou
rosa danst rosa
laurie anderson
notes sur le cinematographe, de robert bresson
martine viard
la musique et la transe
dikika
lbenj
un amour de coccinelle
the omax project
myo armband
supervp
peine ~ rose
MANdRILL
taxi kebab
les grandes repetitions film
Mouvements sociaux de 1968
les mondes engloutis
le malheur de sophie animation
jules francoise
federico visi
tone rec
labradford
SoNHoRS
fresques.ina.fr Art sonores
120 years of electronic music
olivier manaud musique
olivier manaud mont saint michel
broken music artists’ recordworks
Orages d’acier
norbert wiener
david tudor
nicolas collins music
stan brakhage metaphors on vision
gordon ashworth music
basarab nicolescu transdisciplinarite
leonardo music journal
le chant des ondes
Archetype
woodbrass
kamilia kard
le numerique fait-il de nous des numero?
wesley meuris

L’image artificielle de l’imagination (imagination, intuition, entendement, raison) – Paris VIII


where wizards stay up late: the origin of the internet
thunder buchla
disklavier
charles dodge speech songs
waisvisz the hand
jean claude roché oiseaux
julie michel
knud viktor
los angeles plays itself
taxidermie film
https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1144238/crise-ateliers-artistes-montreal-2019-intelligence-artificielle

Rose Michaut, artiste plasticienne et sonore, vit et travaille à Perpignan. Fraichement diplômée de la Haute Ecole d’Art de Perpignan (2016), Rose Michaut s’intéresse aux diverses formes d’aliénations, à la culture du divertissement, à la manipulations des médias.

Son travail consiste à récolter des indices, provoquer des micros – dysfonctionnements ou renverser des situations.
S’il elle pratique l’ infiltration ou l’ enquête c’est pour mieux en explorer les différentes facettes sans que l’ humour de certaines scènes ne lui échappe. Sous la forme de ritournelles, feuilletons radio ou performances , elle aime faire des pieds de nez à l’ordre établi . Son univers aux teintes colorées et joyeuses provoque un glissement vers une vérité crue .

Projet de recherche

Espaces commerciaux « plates-formes du rêve »

Je m’intéresse à l’infiltration de la culture du divertissement dans notre quotidien .(le mot divertir veut dire détourner en parlant de l’esprit, des idées.)
L’amusement comme règle unique de toute activité humaine.

Le « Fun » ne s’étend plus seulement dans la sphère des loisirs mais tente à présent de s’imposer dans tout les domaines.
Après avoir étudié son introduction dans le monde de l’entreprise, je m’intéresse à son impact dans les centres commerciaux et galeries marchandes.

Ces magasins géants où l’on trouve dans un même espace : restaurant thématiques, serruriers, coiffeurs, magasins de vêtements, de téléphonie, d’alimentation. A l’image de ce mélange disparate et bon marché, les sons diffusés dans les espaces commerciaux sont du même ordre.

La culture du divertissement absorbe et reprend à son compte tout ce qui est possible pour insuffler une ambiance pittoresque et envahissante.
Il n’y a pas de répit pour les « spectateurs » car au final le spectacle est là, on baigne entre employés déguisés pour vendre un produit, animations bruyantes et musique horripilante, tous nos sens sont « ravis » au sens de « ravissement », d’enlèvement.

Je m’interroge sur les subterfuges pour transfigurer le banal en un « vernis magique » et euphorisant qui capte le consommateur.

Sans oublier l’éclairage et l’architecture, je m’intéresse à ces ambiances sonores qui habille l’espace commercial :

De quoi ces sons sont –ils composés , quels sont leurs caractéristiques ? A quels endroits sont –ils disposés ?
Comment est t’il diffusé et à quelles intensités ?
Pour quels publics ?

Quels tons de voix et articulations ? Changent –ils selon l’espace et comment ?

Dans ce projet il s’agira de décrypter les logiques marchandes et de s’en emparer pour les détourner, jouer avec leurs codes pour en proposer une autre forme.

 

 

Formé a L’ESAD d’Orléans (DNSEP Master II), Quentin Aurat – plasticien et musicien – mène un travail transdisciplinaire à la croisé de plusieurs formes d’expressions tel que la vidéo, le son, la performance et l’installation IN-SITU.

Interrogés à l’aune des technologies actuelles, ces territoires d’experimentation impliquent parfois les médias numériques dans une relation poétique à la machine et aux dispositifs de production sonore, qui scrutent par l’expérience les sens et l’esprit critique du visiteur.

Quentin Aurat mène également un travail commun avec Emilie Pouzet depuis 2009, où l’approche pluridisciplinaire et performative est essentielle.

Musicien autodidacte, Quentin Aurat à une pratique tournée vers l’improvisation et la performance sonore dans le registre de la musique expérimentale, noise, électroacoustique, ainsi que de dans des genres musicaux dérivés du rock et du jazz. Depuis 2004, l’artiste à réalisé plusieurs pièces sonores pour le spectacle vivant et à intégré plusieurs formations musicales.

Quentin Aurat
Né en 1990 à Orléans (France)
Vit et travaille à Bourges (France)
http://quentinaurat.com

Projet de recherche
de l’expérience limite au basculement

Mon projet à l’intention de mettre l’accent sur la dimension inframince du glissements « d’une qualité à son contraire, du convexe au concave, du mâle à la femelle, de l’espace au temps […] » (Marcel Duchamp). Quel est cet instant mystérieux, cette distance que l’on ne peut qu’imaginer? Que raconte elle de l’existence?

Le pli, l’infinité des points de vue/d’écoute qui caractérise le paradigme Baroque est un concept clef qui m’amène à poser la question suivante : En nous approchant d’un point d’harmonie parfait, d’un équilibre idéal, ne nous approchons nous pas également d’un précipice chaotique? D’un état de fragilité telle que le moindre écart provoquerais la destruction?

Décrit comme le stade précaire de la morphogenèse, la métastabilité est cet état mystérieux à partir duquel le mathématicien René Thom invente une typologie des 7 catastrophes élémentaires. Le pli, et la fronce sont deux d’entre elles. Sans y faire référence exhaustivement, il est intéressant de constater que la théorie de R.Thom n’a jamais reçu d’application réelle dans le domaine scientifique, faute de pouvoir quantifier et prévoir les événements…

Mon objectif est de créer une experience esthétique qui invite le visiteur à porter attention aux inflexions qui traversent un matériau : l’acier. Choisit pour ses propriétés physiques et en hommage au fameuses plates reverbs des studios d’enregistrements pré-numériques.

Le but n’est pas d’inventer un instrument — à l’image d’une guitare ou d’un piano par exemple — mais de rendre autonome un dispositif interdépendant et auto-génératif, qui chercherais inlassablement son équilibre en s’alimentant autant qu’il se résiste à lui même.

En prise avec l’espace, insensiblement, tout bascule, tout change, rien ne change…