Laborintus – Semaine #5

Jeudi 6 mars, salle d’écoute,

Intervention de Nicolas Frize

Après des études supérieures de piano, de chant et de direction chorale, il entre dans la classe de Pierre Schaeffer (CNSM/GRM), puis est assistant de John Cage à New-York (Villa médicis – Hors les murs). Il a écrit plus de 140 oeuvres, orchestrales, instrumentales, chorales, électro-acoustiques et donné plus de 400 concerts en France et à l’ étranger. Il mène depuis une trentaine d’années sa recherche musicale autour de trois champs : – les interprètes : pour un grand nombre de ses partitions, la composition use d’une double écriture : ainsi, professionnels et interprètes non musiciens se trouvent souvent réunis dans des créations nécessitant la coexistence d’une notation traditionnelle et d’une notation graphique. Citons « Concert de timbres » au Musée de l’Homme de Brême, « Concert par la racine » au Musée d’Art Moderne de Paris, « Composition française » à la Basilique de Saint-Denis… – l’instrumentation : son goût des combinaisons audacieuses le conduit à faire voisiner et communiquer instruments traditionnels, chœurs et voix, bandes magnétiques et objets détournés. La liste de ces détournements est longue… Citons « Rêves de Hotte » (jouets) au Théâtre des Champs Elysées et au studio 104 de Radio France, ”Concert de Pierres” au Festival d’Avignon, « Concert de Baisers », dans la Cour du Palais-Royal à Paris, « Le chant de la chair » à Paris, Châteauvallon, Marseille, au Japon, à Cuba et « la – concert de porcelaine » à la Manufacture de Sèvres et l’École des Beaux-Arts de Paris… – les lieux et circonstances : les lieux, inattendus ou traditionnels, vastes ou intimes, les circonstances humaines, sont souvent instigateurs de la musique qui leur est consacrée et de la forme qu’elle emprunte ; ainsi, d’années en années, les créations, bien qu’imbriquées les unes dans les autres, sont ponctuelles et uniques. Citons « Je t’aime, je meurs » pour le Festival de Saint-Denis, « Un instant » à l’Eglise Saint Pierre de Chaillot à Paris, « Auguste s’envole » ou « Les Marmottes vocales » à la Nuit Blanche 2004. Il se consacre également à la composition de commandes originales pour le théâtre, la danse, le cinéma, la radio, les expositions et beaucoup d’autres applications. Depuis 1975, Nicolas Frize dirige l’association « Les Musiques de la Boulangère » qui bénéficie de soutiens financiers divers et travaille à créer, promouvoir et diffuser la musique contemporaine, dans les lieux culturels et ceux de la vie quotidienne et du travail. Nicolas Frize s’est par ailleurs spécialisé sur les recherches et travaux autour du son, à travers un programme de mémoires sonores, un programme pédagogique sur l’écoute, l’encadrement d’une activité permanente depuis 1991 de restauration d’archives sonores, des études et recherches actions sur l’environnement sonore, le bruit et l’audition et de nombreuses participations à des colloques, séminaires et travaux collectifs sur le son en général. Nicolas Frize